Copyright 2017 par T. M. Bilderback
Couverture par Christi L. Bilderback
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Gretchen Cantrell réfléchissait à la fête qu’organise sa meilleure amie, Cindy, à l’occasion de sa promotion professionnelle et se sentit déçue. Elle jeta derrière ses oreilles ses cheveux blonds qui lui arrivaient aux épaules et se souvint de ce que Cindy avait dit.
‘’Viens à la fête, Gretch ! S'il te plaît ? Beaucoup de beaux mecs libres seront là, je te le promets !’’ Cindy l’avait suppliée la veille. ‘’Tu y trouveras quelqu'un qui t'aidera à oublier cet imbécile que tu viens de larguer !’’
‘’Cindy, s'il te plaît, laisse-moi encore quelques jours pour me remonter le moral. Je ne veux personne d'autre pour l'instant. Burke m’a pris une bonne partie de ma vie comme ça !’’
Cindy commença à se tordre les mains, puis elle se mit à tordre ses cheveux bouclés flamboyants. ‘’Mais, Gretch-en, je ne veux pas faire cette fête sans toi ! S’il te plaaaaaiiiiittt ?’’ Cindy avait serré ses mains, ses doigts étaient entrelacés, et elle les avait glissés sous son menton.
Gretchen a vingt-six ans et Cindy vingt-cinq. Gretchen roula ses yeux et dit : ‘’D'accord ! Si tu veux bien arrêter de pleurnicher !’’
‘’Merci, merci, merci’’, commença Cindy, assez vite pour que ces deux syllabes ne fassent plus qu'un, en serrant Gretchen dans ses bras tout en sautant. Elle s'éloigna, mais laissa ses mains sur les épaules de Gretchen. ‘’Oh, Gretch, je te promets que je me rattraperai ! Je te le promets !’’
Gretchen fit signe à son amie de partir. ‘’Peu importe, Cindy ! Bon sang !’’
Ce soir, en descendant du métro à trois pâtés de maisons de l’appartement de type loft de Cindy, Gretchen passa devant un diseur de bonne aventure qui était assis sur le trottoir derrière une table pliante tapissée d’une nappe en velours. Il était assis juste en face d'un café, avec en face de lui une chaise. Il était vêtu d'une robe de couleur fauve, et avait les cheveux et les yeux marron foncé, si foncés qu'ils étaient presque noirs. Ses mains étaient repliées devant lui, presque par anticipation. Les autres passants devant lui semblaient ne pas le voir. Ils évitaient de passer devant lui, et s'éloignaient pour ne pas avoir à traverser la rue à cet endroit. C'était comme si elle était la seule à le voir.
Alors que Gretchen s'approchait, l'homme la regardait fixement.
D’un accent rappelant l'Inde ou le Pakistan, l’homme lui dit : ‘’Puis-je vous dire votre avenir ?’’