Désirs
Берардино Нарделла









Berardino Nardella









DÃ©sirs


Lâauteur de donne pas de consultation mÃ©dicale et ne prescrit pas, directement ou indirectement, de traitement pour problÃ¨mes physiques, mÃ©dicaux ou psychologiques sans lâavis autorisÃ© dâun professionnel de santÃ©.

Son intention est dâoffrir des informations gÃ©nÃ©rales portant sur le bien-Ãªtre personnel physique, affectif et mental.

Vous pouvez utiliser les informations contenues dans ce livre, ce qui est votre droit, mais lâauteur dÃ©cline toute responsabilitÃ© relative aux consÃ©quences de vos actes.





Illustration de couverture : "Ship of dreams"de Thomas Budach





Relecture et corrections par Marianna Rossi









Traduit par Lariustrans (https://www.proz.com/profile/2299102 (https://www.proz.com/profile/2299102)).




CrÃ©dits




Je tiens avant tout Ã  remercier les lecteurs, sans lesquels Ã©crire nâaurait aucun sens.  Je remercie Ã©galement lâunivers, avec toutes ses crÃ©atures et ses merveilles.  Un grand merci Ã  mes deux premiers lecteurs :  Marianna Rossi, critique passionnÃ©e de ma prose, et Andrea Arciello, grand ami dâenfance.





Ma vision est celle dâun monde oÃ¹ chacun mÃ¨ne en paix une existence heureuse,

dans lequel chacun puisse se rÃ©aliser et rÃ©aliser ses rÃªves,  dans lequel chacun soit en mesure dâexprimer lâunitÃ© de son Ãªtre et contribuer Ã  la beautÃ© de la crÃ©ation.  Ma mission est dây croire, celle dâessayer.    Berardino Nardella




Table des matiÃ¨res




CrÃ©dits (#u5102a429-192a-5ba0-8811-2873b6f48289)

QUE REPRÃSENTE CE LIVRE ?  (#u945155af-ea0c-55c4-947e-551083bfccf2)

PremiÃ¨re partie Pourquoi nos dÃ©sirs ne se rÃ©alisent-ils pas ? (#u138c83a7-3887-5ebe-9c5a-aef5e33a852d)

LE DÃSIR, ÃLÃMENT MOTEUR DE LâEXISTENCE  (#uee118ed8-a37f-58f8-b8ef-345823bfc215)

CARPE DIEM  (#u06f2de83-17cf-583e-8c7d-27eda6b72462)

FOI OU ATTENTE CONFIANTE  (#u2e7bbd62-fdad-5142-b473-fabc57d21d34)

CONVINCTIONS AUTO-LIMITANTES  (#litres_trial_promo)

CONCENTRATION ET ATTITUDES MENTALES  (#litres_trial_promo)

PATIENCE ET PERSÃVÃRANCE  (#litres_trial_promo)

LâAMOUR DE SOI  (#litres_trial_promo)

SONT-CE LES MIENS OU APPARTIENNENT-ILS Ã DâAUTRES ?  (#litres_trial_promo)

EST-CE QUE JE LE VEUX RÃELLEMENT ?  (#litres_trial_promo)

JE PEUX LE FAIRE ?  (#litres_trial_promo)

JE LE FERAI, OU LA TERGIVERSATION  (#litres_trial_promo)

LES MYSTÃRES DE LâINCONNU  (#litres_trial_promo)

LâÃCHEC  (#litres_trial_promo)

ÃTATS DâÃME, OU SAVOIR EN RIRE  (#litres_trial_promo)

DeuxiÃ¨me partie Comment parvenir Ã  rÃ©aliser nos dÃ©sirs ? (#litres_trial_promo)

CONSCIENTS - CONSCIENCE  (#litres_trial_promo)

JOURNAL DE BORD  (#litres_trial_promo)

JOURNAL DES INTENTIONS  (#litres_trial_promo)

AUTO-SUGGESTION(S)  (#litres_trial_promo)

LA TECHNIQUE DES QUESTIONS  (#litres_trial_promo)

EN GUISE DE CONCLUSION  (#litres_trial_promo)

BIBLIOGRAPHIE  (#litres_trial_promo)





QUE REPRÃSENTE CE LIVRE ?






âLa mer enchante, la mer tue, peut Ã©mouvoir, effraie, fait mÃªme rire,

disparaÃ®t parfois, se dÃ©guise en lac, ou bien constuit des tempÃªtes,

elle dÃ©vore des navires, offre ses richesse, ne fournit pas de rÃ©ponse,

est sage, douce et puissante, imprÃ©visible.

Mais par dessus tout, la mer nous appelle.â  Alessandro Baricco















Le but de ce livre est de parvenir Ã  donner les ressources nÃ©cessaires au dÃ©veloppement des capacitÃ©s latentes, enfouies au trÃ©fonds de chaque Ãªtre humain.  Chacun dâentre nous sommes est en mesure de rÃ©ussir ce quâil ambitionne, de rÃ©aliser tous ses dÃ©sirs, dâobtenir ce que les autres ont obtenu.  DÃ¨s lors, comment se fait-il que certains rÃ©ussissent lÃ  oÃ¹ dâautres Ã©chouent ?  Pourquoi ne parvient-on pas Ã  obtenir ce que lâon dÃ©sire ?  Tel est le sujet de ce livre: il analyse oÃ¹ nos attitudes bloquent notre pleine et entiÃ¨re rÃ©alisation, il fournit des outils utiles pour rÃ©organiser notre existence et lâorienter vers lâaccomplissement de nos espÃ©rances.  Notre vie est comparable Ã  un voilier qui sillonne les mers.  Nous sommes le commandant de ce navireet, avant toute chose, nous devons choisir une destination.  En fonction de nos dÃ©sirs, nous pourrions faire le choix de naviguer sur telle et telle mer, dâexplorer de nouveaux territoires, de rechercher des trÃ©sors cachÃ©s en des lieux inaccessibles, dâessayer de dÃ©passer les limites du monde connu et nos propres limites, de visiter des lieux exotiques, de faire le tour du monde.

Mais sans direction prÃ©cise, sans rÃ©ellement savoir oÃ¹ aller, nous partirions sans but ni rÃ©el enthousiasme; a contrario fixer un but nous donne lâÃ©motion et lâambition dây parvenir, le bonheur dâapprocher de la destination, enfin nous procure de la joie pendant toute la durÃ©e du voyage.

Fondamentalement il nous faut comprendre que nous sommes le commandant de ce navire: câest nous qui vivons notre existence, donc nous devons obligatoirement le diriger vers le but prÃ©dÃ©fini.

Si nous en abandonnons le commandement Ã  dâautres, nous ne serons plus en mesure de le gouverner ni de rejoindre les rivages que nous nous Ã©tions promis dâaborder.

Si nous laissons quelquâun dâautre prendre le commandement, notre voilier naviguera sur des mers que dâautres auront choisies pour nous et nous ne saurons pas si ce voyage pourra nous apporter joie et bonheur, satisfaction et rÃ©alisation de nous-mÃªme.  Par dessus tout, nous ne serons pas en mesure de corriger le cap de ce navire dont nous nâaurons pas le commandement, de rectifier sa route lorsque nous verrons des obstacles capables de nous faire Ã©chouer oude dÃ©truire notre bateau -tels quâÃ©cueils ou icebergs-.  Nous ne pourrons pas Ã©viter lâorage qui se profileÃ  lâhorizon: inÃ©vitablement nous y serons entraÃ®nÃ©s; inutile dâessayer de nous abriter pendant la tempÃªte, nous serons le jouet des Ã©lÃ©ments dÃ©chaÃ®nÃ©s, du sort que nous rÃ©servera la mer.  Naturellement il y aura toujours des tempÃªtes mÃªme quand nous maÃ®triserons notre voilier; en tout Ã©tat de cause nous pourrons les Ã©viter ou les affronter de la meilleure des maniÃ¨res, en carguant ta voile et en lanÃ§ant une ancre flottante Ã  la mer. Chaque tempÃªte enrichira notre expÃ©rience et, Ã  condition dâen tirer les enseignements utiles, nous serons mieux armÃ©s pour la prochaine.  Ce ne seront niles tempÃªtes, ni les vents contraires oulâadversitÃ© qui ralentiront le commandant si ses objectifs sont fermes, si le butquâil sâest choisi lui tient Ã  cÅur et fait partie intÃ©grante de son existence: tÃ´t ou tard il atteindra sa destination.  Et lorsque que nous serons arrivÃ©s?  InÃ©vitablement ce sera une grande source de joie et de satisfaction.

Mais nâimporte quel loup de mer ne saurait sâen contenter et, tÃ´t ou tard, son navire lÃ¨vera lâancre pour explorer de nouvelles mers, dÃ©couvrir des terres Ã©mergÃ©es de nulle part, rechercher de nouveaux trÃ©sors, atteindre de nouveaux rivages.

Telle est lâexistence: un voyage Ã  la perpÃ©tuelle recherche de nous-mÃªmes et de ce que nous pouvons faire, une source inÃ©puisable dâopportunitÃ©s et de dÃ©couvertes.  Nous sommes les commandants qui naviguons sur ces eaux qui reprÃ©sententle monde, la vie, notre existence et celle des autres.

Nous le faisons avec ce navire qui reprÃ©sente lâensemble de notre Ãªtre, de tout notre corps.

Il est donc importantde sâen occuper, de faire en sorte quâil soit en Ã©tat de naviguer et nâembarque point lâeau -chose extrÃªmement dangereuse en pleine mer qui pourrait nous empÃªcher de rejoindre les terres promises-.

Une derniÃ¨re piÃ¨ce manque Ã  cette image mÃ©taphorique de lâexistence: notre esprit, rÃ´le rempli par lâÃ©quipage.  Par esprit on entend ici lâinconscient, les neuf dixiÃ¨mes des fonctions cÃ©rÃ©brales dont nous ne sommes pas conscients.

Ces fonctions sâoccupent de lâÃªtre vivant, Ã  commencer par la survie laquelle prÃ©side Ã  nos fonctions vitales, et aboutissent Ã  cet ensemble quâon appelle le caractÃ¨re, câest-Ã -dire la somme de nos expÃ©riences vÃ©cues (et imaginÃ©es) qui sont enregistrÃ©es dans notre inconscient.

LâÃ©quipage est fondamental sur un navire car le capitaine, seul, ne pourrait rÃ©ussir dans son entreprise.  Bien au contraire, le fait de disposer dâun groupe dâhommes robustes et fidÃ¨les rendrala navigation plus svelte et lâentreprise deviendra possible.  Que faire dâun tel Ã©quipage chacun nâen faisait quâÃ  sa tÃªte ?

Si les tÃ¢ches nâÃ©taient pas clairement distribuÃ©es ?

Si sÃ©vissait lâanarchie ou si couvait une mutinerie ?

Notre vaisseau redeviendrait ingouvernable et les flots lâentraÃ®neraient Ã  la dÃ©rive.  DâoÃ¹ lâimportance de disposer dâun Ã©quipage sous les ordres du commandant: quâil soit instruit sur ce quâil doit faire, entraÃ®nÃ©, rendu efficace grÃ¢ce Ã  un travail assidu et Ã  lâexpÃ©rience accumulÃ©e.  Comme vous le savez le gouvernail doit Ãªtre tenu en permanence car lâonde tend Ã  le faire oscilleret Ã  dÃ©vier le navire de sa route; il faut quelquâun qui observe le cap indiquÃ© par la boussole et qui le corrige Ã  tout instant.

Le capitaine pourrait le faire mais pas pendant lâintÃ©gralitÃ© du voyage.

Si nous avons bien entraÃ®nÃ©s nos hommes nous pourrons, en tant que commandant, passer des nuits tranquilles parce que nous leur ferons confiance, leur aide nous sera acquise, car notre volontÃ© sera Ã©galement partagÃ©e par eux.  ArrivÃ©s Ã  ce point et quoi quâil advienne Ã  lâextÃ©rieur, nous pourrons nous reposer sur notre monde intÃ©rieur, Ã  la fois guide et assistance: nous pourrons faire confiance Ã  notre fidÃ¨le Ã©quipage.  Câest le but du prÃ©sent ouvrage: nous faire assumer le rÃ´le auquel nous sommes destinÃ©s, celui du commandant, prenant soin de son embarcation, la menant oÃ¹ bon lui semble, entraÃ®nant et dirigeant lâÃ©quipage afin quâil le soutienne pendant la traversÃ©e.  Lorsquâon assume une telle responsabilitÃ©, rien ne nous interdira dâambitionner, de chercher, de vouloir, dâÃªtre ce que nous souhaitons Ãªtre, quâil sâagisse dâun pirate romantique, dâun aventurier oudâun explorateur de lâinconnu.  Quand on sâaperÃ§oit que le voyage a dÃ©jÃ  commencÃ© maisquâil nâest jamais trop tard pour redresser la barre, Ã  ce moment-lÃ  dÃ©butera rÃ©ellement lâaventure.  Finalement il ne tient quâÃ  nous de la vivre et, une fois Ã©tabli le cap, le but sera Ã  notre portÃ©e, les terres que lâon sâÃ©tait promis de visiter nous tendront les bras.  Enfin peut-Ãªtre entrerons-nous un jour dans la lÃ©gende, dans la galerie des personnages mythiques; reconnu comme prÃ©curseur, nous dÃ©couvrirons dâautre continents dont nul avant nous nâavait envisagÃ© lâexistence.  Bon voyage capitaine, bonne fortune dans votre route et que la mer vous soit favorable!




PremiÃ¨re partie

Pourquoi nos dÃ©sirs ne se rÃ©alisent-ils pas ?









LE DÃSIR, ÃLÃMENT MOTEUR DE LâEXISTENCE






Nous aussi sommes constituÃ©s du matÃ©riau des rÃªves ;

lâespace et le temps dâun rÃªve contiennent notre brÃ¨ve existence.

William Shakespeare

































Le dÃ©sir est lâauthentique force que nous utilisons tout au long de notre existence.

Ã la notre naissance nous venons au monde totalement âvidesâ : nous sommes des Ãªtres qui ne se rendent compte ni dâeux-mÃªmes ni de lâunivers environnant.

Les tout premiers temps de notre existence sont dominÃ©s par lâinstinct de survie, comme nâimporte forme de vie sur la planÃ¨te -minÃ©raux compris qui, quoique privÃ©s de ce quâon nomme âvieâ au sens biologique du terme, sont dans une sorte de compÃ©tition pour se gagner une place dans lâunivers, Ã  lâintÃ©rieur de lâexistence-.

MÃªme parmi nos cellules et au niveau des atomes -quoique nous soyons un ensemble complexe dont ils ne peuvent se dÃ©tacher- une sorte dâinstinct de conservation non conscient est bien prÃ©sent.

Le nouveau-nÃ© se prÃ©occupe instinctivement de sa survie : il est au niveau zÃ©ro de la pyramide de Maslow -cette pyramide crÃ©Ã©e pour reprÃ©senter la hiÃ©rarchie des besoins humains en matiÃ¨re de rÃ©alisation personnelle-.

Cette Ã©chelle reprÃ©sente la rÃ©alisation de lâindividu et, pour parvenir au sommet, donc Ã  son entier accomplissement, il faut commencer par le premier Ã©chelon, le plus Ã©lÃ©mentaire et nÃ©cessaire, avant de parvenir au sommet.

Ã la base de la pyramide se trouvent les besoins physiologiques (faim, soif, sommeil) ; ensuite vient le besoin de sÃ©curitÃ© et de protection ; au troisiÃ¨me niveau le besoin dâappartenance et lâamour (affection des autres) ; au quatriÃ¨me les besoins dâestime (confiance et respect de soi, reconnaissance et apprÃ©ciation des autres) ; le dernier niveau est lâaccomplissement de soi.

Afin dâÃªtre satisfait, chaque besoin a besoin dâune Ã©nergie particuliÃ¨re quâon appelle dÃ©sir.

Sans dÃ©sirs lâÃªtre humain ne parviendra jamais Ã  la rÃ©alisation de soi ni Ã  une position de prestige.

Sâil ne la dÃ©sire pas il ne pourra mÃªme pas fonder une famille et Ãªtre entourÃ© dâaffection, il ne pourra pas se sentir en sÃ©curitÃ©.

En fait, en ce qui concerne la survie, les dÃ©sirs sont automatiques, inconscients, et sont ainsi faits que lâindividu souhaite vivre avant toute chose.



Songeons aux actes sexuels : la nature a bien fait les choses et ces actes procurent Ã  tous ceux qui les pratiquent des sensations et des plaisirs tellement forts quâon ne puisse sâen passer, ceci Ã©tant bÃ©nÃ©fique au renouvellement de lâespÃ¨ce.



Revenons Ã  notre nouveau-nÃ© : Ã  un certain point, dans la masse dâinformations quâil reÃ§oit et qui lui fournit peu Ã  peu une reprÃ©sentation du monde extÃ©rieur, donc de lui-mÃªme, apparaÃ®t ce quâon nomme âpersonnalitÃ©â, cet identifiant qui caractÃ©rise telle personne de faÃ§on univoque et non-rÃ©pÃ©titive.



Quâest-ce qui, Ã  ce moment, ressort de la personnalitÃ© au travers du jeu, la maniÃ¨re de sâexprimer du bambin selon le contexte dans lequel il se trouve ? Comment va-t-il affronter son existence ?

GrÃ¢ce au dÃ©sir.

Le dÃ©sir naÃ®t comme Ã©lÃ©ment moteur de lâexistence des individus, intentionnellement, et il se mahifeste tout au long de de la vie.

Donc chacun de mes dÃ©sirs est une intention et je dÃ©sire tout au long de mon existence.

Ceci peut paraÃ®tre Ã©trange mais il en va effectivement ainsi : nous sommes habituÃ©s Ã  percevoir nos dÃ©sirs comme quelque chose de qui nous dÃ©passe, dâirrÃ©alisable, dâinaccessible ou pour lesquels nous aurons Ã  faire des sacrifices. Alors quâen rÃ©alitÃ© notre existence est ponctuÃ©e de dÃ©sirs, grands ou modestes : comme le dÃ©sir de paraÃ®tre, dâÃªtre, de sembler, dâobtenir, dâagir, dâessayer, de chercher, de croire, de savoir, de vouloir, de possÃ©der, de pouvoir...

Ceci est clairement perceptible chez les enfants : il suffit de les observer pendant leurs jeux pour noter combien sont envahissants leurs perpÃ©tuels dÃ©sirs ; lâadulte au contraire, bien que tout ceci nâait pas disparu, sâefforce de masquer, du moins en partie, son âmonde des dÃ©sirsâ, ne dÃ©voilant que ce quâil estime convenable ou rÃ©alisable selon les circonstances et les personnes prÃ©sentes.

Le dÃ©sir peut Ãªtre dÃ©fini comme lâÃ©lÃ©ment moteur qui pousse tout notre Ãªtre dans diffÃ©rentes directions, directions fixÃ©es par nous en fonction de nos dÃ©sirs.

Le dÃ©sir pousse Ã  lâaction, il provoque les comportements, tant le dÃ©sir que son opposÃ©, câest-Ã -dire le souhait quâÃ  lâinverse quelque chose ne se produise pas.

Il est toujours question de dÃ©sir, dÃ©fini en nÃ©gatif puisquâil sâagit de quelque chose que nous ne souhaitons voir survenir ; ce qui nous conduit parfois Ã  des situations en vue de lâaccomplissement dâune non-rÃ©alisation !

Ceci peut sembler Ã©trange quoiquâil advienne assez frÃ©quemment : le fait de focaliser nos pensÃ©es sur ce que nous ne voudrions pas quâil nous arrivÃ¢t, de les ruminer, conduit notre subconscient Ã  nous prendre au sÃ©rieux parce quâil se limite Ã  exÃ©cuter nos directives sans les juger a priori. Rappelezâvous de la mÃ©taphore de lâÃ©quipage : il ne discute pas les ordres du commandant et se contente de les exÃ©cuter.

DâoÃ¹ lâimportance de donner des directives prÃ©cises, un sujet quâon abordera plus avant.

Ã lâorigine de toutes nos actions se trouve le dÃ©sir et si celui-ci nâexistait pas, nous nâagirions pas tout bonnement. De lÃ  dÃ©coule le concept que tous les dÃ©sirs ne nous poussent pas Ã  agir, mais seulement celui ou ceux de plus grande intensitÃ©.

Concernant lâintensitÃ© du dÃ©sir, on peut se poser la question suivante : si notre vie est autant et continuellement empreinte de dÃ©sirs, quâest-ce qui concourt Ã  faire en sorte que nos dÃ©sirs, du plus simple au plus compliquÃ©, se concrÃ©tisent effectivement, deviennent rÃ©alitÃ©, notre rÃ©alitÃ© ?

On peut dire quâen gros il faut gravir trois degrÃ©s en vue de lâaccomplissement du dÃ©sir : lâintensitÃ© du dÃ©sir est le premier ; lâattente confiante en sa rÃ©alisation est le second ; le troisiÃ¨me est la volontÃ© incessante et persistante orientÃ©e vers le dÃ©sir lui-mÃªme.

Ã la base dâun dÃ©sir se trouve lâintensitÃ© qui lâaccompagne et, plus le dÃ©sir est dâune rÃ©alisation difficile, et dâautant croÃ®t lâintensitÃ© et notre envie quâil se concrÃ©tise, quâil se matÃ©rialise dans la rÃ©alitÃ©.

LâintensitÃ© du dÃ©sir est comme la mise Ã  feu de la mÃ¨che qui fera exploser nos potentialitÃ©s, Ã©lÃ©ment nÃ©cessaire sans lequel nous aurions une bombe potentielle mais sans amorce.

Cette intensitÃ© dÃ©terminera jusquâÃ  quel point nous ambitionnons ce dÃ©sir ; les dÃ©sirs qui naissent comme des caprices Ã  un instant donnÃ© puis disparaissent avant de laisser place Ã  dâautres caprices ne pourront jamais sâaccomplir, nâayant pas lâintensitÃ© nÃ©cessaire qui favoriserait leur rÃ©alisation.

câest par lâintensitÃ© du dÃ©sir que nous luttons pour quâil se rÃ©alise car câest ainsi que cette intensitÃ© est vÃ©cue : une bataille pour conquÃ©rir ce Ã  quoi nous aspirons.

Toutefois un tel dÃ©ploiement dâÃ©nergie ne suffit pas et, au contraire, il sâaffaiblit si nous manquons dâÃ©lÃ©ments de second degrÃ© indispensables Ã  sa rÃ©alisation : il faut attendre que notre dÃ©sir se rÃ©alise, tÃ´t ou tard, et ne pas abandonner la lutte au premier choc ou lors dâun premier Ã©chec.

Lâattente est un passage nÃ©cessaire et obligÃ©.

Songez au projet de construction dâune maison : le dÃ©sir naÃ®t de lâenvie de possÃ©der une habitation amÃ©nagÃ©e selon certains critÃ¨res. Lorsque ce point est acquis la maison ne devient pas rÃ©elle comme par miracle ; au contraire il y a les dÃ©lais de rÃ©alisation et au cours du chantier peuvent survenir des changements inopinÃ©s dans le projet ou des imprÃ©vus qui vont altÃ©rer le projet initial, prolongeant dâautant lâattente.





Mais tout ces contretemps ne feront pas dÃ©mordre le constructeur qui, au final, obtiendra ce quâil sâÃ©tait fixÃ©.

Quelque soit le dÃ©sir, soit quâil implique dâÃªtre et dâagir dâune certaine faÃ§on, soit quâil pousse Ã  rechercher autre chose dans lâunivers environnant, lâattitude pertinente est de croire que le dÃ©sir sâaccomplira tÃ´t ou tard, et cela tant que nous le voudrons.

ExprimÃ© diffÃ©remment, je ne pourrai jamais rien obtenir si je nâattends pas quelque chose et si je ne dirige pas mon monde intÃ©rieur vers le dÃ©sir, vers un but prÃ©cis Ã  attendre.

Tout ce qui vient dâÃªtre Ã©crit peut prÃªter Ã  malentendu parce quâil serait facile dâobjecter que, en voulant devenir riche je me retrouverai devant une impasse semblable Ã  ce quâÃ©nonce le proverbe : qui vit dâespoir meurt de dÃ©sir.

Ici nous ne parlons pas toutefois dâ espÃ©rer mais dâattendre avec confiance : je sais que je lâobtiendrai parce que mon dÃ©sir est intense et ma volontÃ© est constamment tournÃ©e vers sa rÃ©alisation. Ce qui peut Ã©galement sâÃ©noncer ainsi : un dÃ©sir naÃ®t, devient prÃ©pondÃ©rant au milieu de mes pensÃ©es, se transforme en attente confiante parmi mes sentiments ; enfin ma volontÃ© pousse Ã  sa rÃ©alisation au travers de mes actions.

Ceci est plus quâune simple spÃ©culation intellectuelle ; si nous regardons autour de nous, et quoi quâon en dise ou quel que soit le rÃ©sultat obtenu, le dÃ©sir a forcÃ©ment empruntÃ© ce chemin.

Rien de tout ce qui existe nâaurait pu Ãªtre si un dÃ©sir nâen avait dÃ©crÃ©tÃ© la naissance, initialement au seul niveau mental.

Toute idÃ©e naÃ®t du dÃ©sir : ArchimÃ¨de dans sa baignoire, au moment oÃ¹ lâintuition lui traversa lâesprit et quâil sâÃ©cria eurÃªka ( jâai trouvÃ© !), avait le dÃ©sir de dÃ©couvrir cette chose ; autrement lâidÃ©e nâaurait fait quâeffleurer son esprit et, nâayant pas trouvÃ© de terrain appropriÃ© Ã  la recevoir, sâen serait allÃ©e.

La confiance en soi est la meilleure qualitÃ© que chacun dâentre nous puisse possÃ©der en propre, câest lâingrÃ©dient nÃ©cessaire pour rÃ©ussir, en sus de lâespoir optimiste, le tout nâÃ©tant pas suivi aveuglÃ©ment mais passÃ© au crible de la raison.

Sans optimisme, sans confiance en soi, sans espoir, notre Ã©nergie sâÃ©teint, nous cessons de lutter, nous jetons lâÃ©ponge.

Nous arrivons au troisiÃ¨me degrÃ© nÃ©cessaire, celui de la volontÃ©, axÃ©e en permanence sur la rÃ©alisation

La volontÃ© est une immense force Ã  notre disposition qui littÃ©ralement nous permet de faire tressaillir le monde.

Cette derniÃ¨re est trÃ¨s puissante et elle est illimitÃ©e en termes de disponibilitÃ© et capacitÃ©. Ce qui signifie que lorsquâon veut quelque chose, initialement on la dÃ©sire, puis on dirige instamment sa volontÃ© sur lâobjet du dÃ©sir ; enfin la chose, tÃ´t ou tard, advient par la force des choses aprÃ¨s une attente confiante. Ceci parce quâelle sera passÃ©e par toutes les Ã©tapes indispensables.

Toutefois la volontÃ© a besoin de quelque chose qui lâaiguillonne : ce quelque chose nâest autre que lâardeur du dÃ©sir ; ainsi se conclut et recommencera de nouveau le cycle.

On nâÃ©chappe pas Ã  cette rÃ¨gle : lorsquâelle est appliquÃ©e on obtient toujours le rÃ©sultat escompÃ©. Lâinverse, câest-Ã -dire si on ne souhaite pas que quelque chose advienne, sâagissant dâun dÃ©sir constamment prÃ©sent Ã  notre esprit lequel sâest transformÃ© en attente confiante dans le fait que nous ne souhaitions pas que la chose se produise, a fait en parallÃ¨le agir notre volontÃ© en ce sens.

La volontÃ© est action, câest le fait de se mettre en mouvement afin de concrÃ©tiser nos propres dÃ©sirs, tout ce qui meut lâensemble du mÃ©canisme. En fait la majeure partie des personnes qui croient ne pas pouvoir rÃ©aliser leurs propres dÃ©sirs est restÃ©e dans la phase passive du dÃ©sir -celle du rÃªve, de lâimagination- mais nâa pas suffisamment de foi pour concevoir quâun tel objet puisse Ãªtre atteint ; ces personnes, par consÃ©quent, ne parviennent pas Ã  tirer de leur propre volontÃ© ce qui les pousserait Ã  agir dans la direction du dÃ©sir.

Il suffit de le savoir pour obtenir ce quâon dÃ©sire ; si on nây parvient pas câest quâentrent en jeu dâautres facteurs qui rendre vains nos efforts ; la suite sera une analyse plus approfondie de ces facteurs.

Parvenus Ã  ce point nous verrons les mÃ©canismes qui se dÃ©clenchent en nous pour saboter le premier et les deux degrÃ©s successifs, nous empÃªchant dâattendre nos objectifs.








CARPE DIEM






Cueille la rose quand vient lâinstant, car tu sais que le temps vole...

Et la mÃªme fleur qui aujourdâhui est Ã©close demain se fanera

Walt Whitman





























Carpe diem, cueille lâinstant. Câest ici que commence lâanalyse des blocages et des limitations Ã  notre succÃ¨s, Ã  notre rÃ©alisation, Ã  lâaccomplissement de nos dÃ©sirs.

Carpe diem est une locution latine extraite d'un poÃ¨me d'Horace (Odes 1, 11, 8) que l'on traduit en franÃ§ais par : âCueille le jour prÃ©sent sans te soucier du lendemainâ et libÃ©ralement traduite en âcueille lâinstantâ du fameux film interprÃ©tÃ© par Robin Williams, Le cercle des poÃ¨tes disparus. Il serait opportun de la complÃ©ter avec la suite du vers : â quam minimum credula posteroâ, et âsois la moins crÃ©dule possible pour le jour suivantâ

Il sâagit dâune invitation Ã  apprÃ©cier ce que lâon a, de jouir chaque jour de ce que la vie nous offre Ã©tant donnÃ© que le futur nâest pas prÃ©visible.

Une telle philosophie est basÃ©e sur le constat quâil nâest pas donnÃ© Ã  lâhomme de connaÃ®tre lâavenir ni de le dÃ©terminer ; lâhomme est libre de gÃ©rer sa vie et, par voie de consÃ©quence, son temps.

En fait, dans le vers prÃ©cÃ©dent, Horace Ã©crit : â Dum loquimur, fugerit invida aetasâ, âPendant que nous parlons, le temps jaloux sâenfuit.â.

Lâhomme ne peut agir que sur le prÃ©sent et câest donc en vivant dans le prÃ©sent quâil doit sâefforcer de cueillir les occasions, les opportunitÃ©s et les joies qui se prÃ©sentent au jour le jour, sans conditionnement dÃ©rivant dâhypothÃ©tiques espÃ©rances ni de crainte anxieuse pour le futur. Ce point est dâune importance fondamentale mais il est pratiquement ignorÃ© par la grande majoritÃ© des individus.

Si nous devions nous demander qui nous sommes, ou quels termes nous dÃ©finissent, la description que nous donnerions de nous-mÃªme serait indubitablement liÃ©e Ã  un passÃ© proche ; nous ferions rÃ©fÃ©rence Ã  un nombre dÃ©terminÃ© dâ âÃ©tiquettesâ ou de dÃ©finitions que nous nous serions auto-appliquÃ©es ou que dâautres nous auraient attribuÃ©es, voire un mÃ©lange des deux.

Parmi toutes celles-ci il y en aura, je lâespÃ¨re, de positives telles que, par exemple : je suis intelligent, je suis gentil, jâÃ©tudie bien, je joue bien au foot et ainsi de suite. Pour la grande majoritÃ© de la population toutefois, dâautres seront nÃ©gatives ou limitatives, ainsi : je suis laid, je ne sais pas faire, etc...

Je renvoie pour lâanalyse de ces propos au chapitre sur les convictions auto-limitantes oÃ¹ elles seront traitÃ©es de maniÃ¨re exhaustive. Pour le moment je dÃ©sire mettre lâaccent sur lâimportance de lâinstant prÃ©sent, unique et Ã©ternel, si cher aux religions orientales.

Le temps compris comme un flux, comme le ruissellement des Ã©vÃ¨nements, est pour nous un grand mystÃ¨re, une sorte de dimension dont ne nous pouvons nous dÃ©tacher dâaucune faÃ§on.



En termes dâastrophysicien il est insÃ©parable du mouvement des astres et constitue, selon la cÃ©lÃ©brissime thÃ©orie de la relativitÃ© dâEinstein qui complÃ¨te ce quâavait Ã©noncÃ© GalilÃ©e dÃ¨s le dix-septiÃ¨me siÃ¨cle, lâespace-temps.

Le mouvement des astres crÃ©e le temps et nous, partie dâun tel systÃ¨me, y sommes assujettis, nous ne pouvons y Ã©chapper.

Bien que notre vie soit formÃ©e dâun ensemble de tranches de vie lesquelles, mises ensemble, forment la ligne temporelle dans laquelle nous avons vÃ©cu et continuerons Ã  vivre, nous vivons pratiquement dans un Ã©ternel prÃ©sent : au sens oÃ¹ chaque instant de notre existence, dÃ¨s lâinstant oÃ¹ il a Ã©tÃ© vÃ©cu, devient du passÃ© et ne peut plus Ãªtre vÃ©cu, sauf en esprit.

On peut en dire autant du futur, une sÃ©rie de possibilitÃ©s logiques qui pourraient se vÃ©rifier mais qui, elles aussi, nâexistent que dans notre cerveau.

Certes, dâun cÃ´tÃ© nous sommes assujetti au temps sans espoir dây Ã©chapper, dâautre part il est vrai quâen rÃ©alitÃ© nous ne vivons que dans le prÃ©sent, la seule dimension qui existe pour nous.

Une fois lâinstant passÃ©, tels que nous lâÃ©crivions tout Ã  lâheure, il devient le passÃ© et nâexiste plus du point de vue physique ; il nâexiste que comme âeffetâ de ce que nous avons fait et pensÃ©.

Au contraire, le futur nâexiste que comme dimension dans notre mode de pensÃ©e, il nâexiste quâÃ  partir du moment oÃ¹ nous y projetons nos espoirs ou nos inquiÃ©tudes.

Donc nous sommes bien la somme de nos passÃ©s mais, bien que nous en soyons le produit, le passÃ© a cessÃ© dâexister et il pourrait disparaÃ®tre Ã  lâintÃ©rieur de nous-mÃªmes si nous cessions de nous y reporter et Ã  nous juger par rapport Ã  lui.

Le futur est dÃ©terminÃ© par nos actions et nos dÃ©cisions de lâinstant prÃ©sent et, bien quâil soit liÃ© Ã  lâincertitude, Ã  ce que dâaucuns dÃ©finissent coÃ¯ncidences et dâautres le destin, il demeure un sous-produit de ce que je fais Ã  lâinstant prÃ©sent. Donc jâÃ©crirai un livre dans le futur -et tout va bien- ; mais si je ne devais jamais taper sur un clavier dâordinateur ou de machine Ã  Ã©crire (ou employer plume et papier, pour les amoureux de la belle Ã©criture), ce futur ne se rÃ©alisera jamais.

Lâinverse est Ã©galement vrai : si tout porte Ã  croire que le futur est dÃ©jÃ  acquis par ce que nous faisons dâhabitude -comme le fait de se rendre au travail tous les jours-, rien ne garantit que nous nous y rendrons demain ; nous pourrions tomber malade, avoir un accident ou rencontrer la femme/lâhomme de notre vie ; nous pourrions dÃ©vier de notre route et nous rendre Ã  lâaÃ©roport ; nous pourrions devenir riches parce que le billet de loto achetÃ© Ã©tait le gagnant du gros lot, et ainsi de suite.

De lÃ  dÃ©coule lâimportance fondamentale de lâinstant prÃ©sent, toujours contrastÃ©e par notre esprit lequel a tendance Ã  sâattarder sur le passÃ© ou le futur, prÃ©cisÃ©ment Ã  cause du fait dÃ©crit prÃ©cÃ©demment : lâexposition de notre ego avec lâensemble des actions passÃ©es. La vie est une succession de ces Ã©ternels instants prÃ©sents ; notre esprit tend toutefois Ã  les avoir en horreur parce que notre ego, câest-Ã -dire notre personnalitÃ© basÃ©e sur la somme de nos passÃ©s, a besoin dâun continuum temporel pour pouvoir sâaffirmer, afin dâexister.

Mais il est aussi notre prison parce dans le passÃ© se dissimulent des Ã©vÃ¨nements qui nous ont blessÃ©s et qui ont encore une influence sur notre prÃ©sent, comme nous le verrons par la suite.

Dans ce chapitre nous parlons au contraire de lâinstant prÃ©sent et comment, aux fins de rÃ©alisation de nos propres dÃ©sirs, il soit de la plus haute importance dâÃªtre au bon endroit, au bon moment, ou bien dâaccomplir lâaction juste guidÃ©s par lâinstinct ; donc vivre lâinstant prÃ©sent au lieu de le rejeter.

Plus prÃ©cisÃ©ment combien de personnes ont agi dâinstinct, sans mÃªme y penser, action qui sâest rÃ©vÃ©lÃ©e plus tard comme la meilleure chose Ã  faire dans certaines circonstances ?

Combien, au contraire, regrettent de ne pas avoir accompli les actions que, dâaprÃ¨s eux, ils auraient dÃ» faire mais que, avec lâombre dâun doute, ils ont ajournÃ©es et, par voie de consÃ©quence, lâoccasion a Ã©tÃ© perdue ?

Ruth-Inge Heinze (1919 - 2007), anthropologue allemande, Ã©voque un Ã©pisode quâelle vÃ©cut en Allemagne au cours dâune attaque aÃ©rienne pendant la seconde guerre mondiale : nâayant pas eu le temps de rejoindre un refuge, elle se trouvait sous le portail dâentrÃ©e dâun immeuble afin de sâabriter des projectiles et des bombes. Elle raconte : âÃ un instant donnÃ© jâai eu lâimpulsion de courir dans la rue jusquâÃ  lâimmeuble le plus proche, distant dâune centaine de mÃ¨tres. JâÃ©chappai par miracle aux Ã©clats de shrapnel [ projectiles creux dâartillerie contenant des balles] qui tombaient autour de moi. Ã lâinstant oÃ¹ jâatteignais lâimmeuble voisin, le premier Ã©difice oÃ¹ je mâÃ©tais abritÃ©e fut touchÃ© par une bombe et totalement dÃ©truit.â.

Que se serait-il passÃ© si, au lieu de suivre cette impulsion, le Docteur Heinze sâÃ©tait arrÃªtÃ©e Ã  rÃ©flÃ©chir sur le danger quâelle courait en sortant dans la rue ?

Ceci est un Ã©vÃ¨nement communÃ©ment appelÃ© âpressentimentâ ou, selon lâexpression du Docteur Julia Mossbridge, âactivitÃ© anticipatoire anormaleâ.

Voici un extrait de la Chartreuse de Parme de Stendhal : âTout Ã  coup, Ã  une hauteur immense et Ã  ma droite jâai vu un aigle, lâoiseau de NapolÃ©on ; il volait majestueusement, se dirigeant vers la Suisse, et par consÃ©quent, vers Paris. Et moi aussi, me suis-je dit Ã  lâinstant, je traverserai la Suisse avec la rapiditÃ© de lâaigle [â¦] A lâinstant, quand je voyais encore lâaigle, par un effet singulier mes larmes se sont taries ; et la preuve que cette idÃ©e vient dâen haut, câest quâau mÃªme moment, sans discuter, jâai pris ma rÃ©solution et jâai vu les moyens dâexÃ©cuter ce voyage.â

Donc que se passe-t-il lorsque nous avons un dÃ©sir ? Avons-nous la capacitÃ© et les forces pour le rÃ©aliser ? Dans quelle mesure le monde extÃ©rieur concourt-il Ã  son Ã©ventuelle rÃ©alisation ?

Si nous voulons nous reposer sur un avis scientifique, arrivÃ©s Ã  ce point il est nÃ©cessaire de parler de lâun des pÃ¨res de la psychanalyse, le cÃ©lÃ¨bre Carl Gustav Jung et son concept de synchronicitÃ© ou âprincipe des relations acausalesâ.

Dâun point de vue scientifique, normalement dans tout ce qui survient il y a un lien, Ã  chaque effet correspond une cause : câest le principe de la causalitÃ©.

Ã lâinverse, Jung dÃ©couvrit des phÃ©nomÃ¨nes oÃ¹ cette rÃ¨gle ne sâappliquait pas et, pour cette raison, parle de liens acausaux.

La synchronicitÃ© est donc une sÃ©rie dâÃ©vÃ¨nements oÃ¹ le monde intÃ©rieur est reliÃ© au monde extÃ©rieur, sans lien apparent, comme si les choses et les personnes Ã©taient reliÃ©es entre elles par un fil ou un rÃ©seau invisible.

Jung nomme ce rÃ©seau inconscient collectif, lÃ  oÃ¹ la psychÃ© de chaque individu se fond avec celles des autres dans un champ sans espace ni temporalitÃ©. Dans ce champ peuvent se produire des phÃ©nomÃ¨nes inexplicables dâun strict point de vue scientifique, du fait de lâabsence du principe de causalitÃ©.

Dans un Ã©pisode cÃ©lÃ¨bre de son livre âLa synchronicitÃ©, principe de relations acausalesâ il parle dâune patiente trÃ¨s Ã©duquÃ©e, au rationalisme cartÃ©sien si dÃ©veloppÃ© quâil lui Ã©tait devenu impossible de la faire progresser. Elle eut Ã  un moment dÃ©cisif du traitement un rÃªve dans lequel elle recevait en cadeau un scarabÃ©e dorÃ©. Pendant quâelle rapportait le rÃªve, un insecte, en volant, heurtait la fenÃªtre Ã  lâextÃ©rieur : câÃ©tait un hanneton scarabÃ©ide qui offrait une Ã©troite analogie avec le scarabÃ©e dorÃ©. Devant un tel cas, qui ne sâest jamais reproduit, la patiente rÃ©agit enfin positivement Ã  la cure.

La synchronicitÃ© est quelque chose qui Ã©branle nos certitudes, brise notre vision Ã©triquÃ©e et prÃ©conditionnÃ©e de lâunivers et nous dispose dâune faÃ§on diffÃ©rente par rapport Ã  qui nous sommes et Ã  ce que nous pouvons faire ; elle nous met en relations avec notre inconscient le plus profond et nous rÃ©introduit au mystÃ¨re de la vie.

Les coÃ¯ncidences, ou appelez-les comme bon vous semble, nâexistent pas : tout survient selon des liens et des principes dont lâÃªtre humain nâest pas totalement conscient et quâil ne parvient ni Ã  contrÃ´ler et encore moins Ã  prÃ©voir.

Ceci ouvre la porte Ã  lâÃ©merveillement, Ã  la stupÃ©faction, au âtout est possibleâ, âtout peut arriverâ, au miracle.

Câest ce qui fait sortir le gÃ©nie de la lampe qui le contenait et nous permet dâexprimer et voir se rÃ©aliser nos dÃ©sirs.

Cueillons lâinstant, donc, nâhÃ©sitons pas lorsque surviennent des circonstances qui pourraient nous rapprocher de nos dÃ©sirs : elle sont lÃ  pour nous aider.

Le doute et lâincertitude qui nous tenaillent nous font rater le coche et nul ne sait quand il repassera : câest un axiome bien connu.

Aucune crainte, aucune incertitude, ne doivent nous assaillir lorsquâadviennent des synchronicitÃ©s en relation avec nos dÃ©sirs ; elle viennent Ã  nous parce que notre inconscient a travaillÃ© pour nous afin dâobtenir ce que nous dÃ©sirions et, dans son champ collectif, il nous a trouvÃ© une chance, une voie Ã  suivre.

Mais si nous ne les suivons pas, inutile de dÃ©sespÃ©rer ensuite : nous avons fermÃ© la porte qui, de faÃ§on quasi-magique, sâÃ©tait ouverte devant nous.








FOI OU ATTENTE CONFIANTE






La oÃ¹ finit la raison commence la foi.

SÃ¸ren Kierkegaard





















On traitera dans ce chapitre dâune qualitÃ© indispensable Ã  lâaccomplissement de nos dÃ©sirs, les nÃ©cessaires fondations qui en forment la base et sans lesquelles toute notre construction sâeffondrerait : Ã  savoir la foi, la conviction quâon obtiendra ce que lâon dÃ©sire.





La foi: de quoi sâagit-il ?

Nous avons tous une idÃ©e approximative de ce mot, la quelle est probablement liÃ©e Ã  des concepts religieux; mais cela ne donne quâune idÃ©e partielle de ce quâon veut exprimer par âavoir la foiâ ou âfaire confianceâ.

En effet la religion nous fournit lâexemple le plus accompli de ces mots, en lâoccurrence croire en un monde dÃ©terminÃ© ou en un Ãªtre situÃ© au-dessus ou en dehors de notre univers, Ã  propos duquel nous nâavons aucune preuve dâexistence et sur lequel nous ne pouvons bÃ¢tir que des hypothÃ¨ses.

Rien ne prouve que le texte sacrÃ© adoptÃ© par une religion donnÃ©e soit meilleur que les autres, voire inspirÃ© par la divinitÃ© en personne.

En dâautres termes nous sommes invitÃ©s Ã  croire sans preuve Ã  lâappui, Ã  faire confiance Ã  quelque chose dâindÃ©montrable.

Il est Ã©vident que tout le monde nâest pas disposÃ© favorablement envers ces croyances parce que chacun dâentre nous fait siennes certaines convictions dans la vie ; chacun a son credo, pas quâau sens religieux du terme, sâimagine rÃ©ussir ou pas, croit savoir ce qui est juste et ce qui ne lâest pas, ce qui est vrai et ce qui ne lâest pas, et ainsi de suite.

Le monde tel que nous le percevons nâest pas celui que nous percevons: il est la reprÃ©sentation que nous nous en faisons, crÃ©Ã©e par nos sens et nos croyances.

DâaprÃ¨s la psychologie, la reprÃ©sentation que nous nous faisons du monde crÃ©e une carte dans notre esprit, carte Ã  partir de la quelle nous Ã©valuons ce qui nous entoure.

Rappelons toutefois que la carte nâest pas le territoire.

Aussi dÃ©taillÃ©e que soit une carte elle ne pourra jamais remplacer lâexpÃ©rience directe, tout comme une description des Ã®les Hawaii ne nous permettrait pas dây Ãªtre physiquement.

Dans chacun dâentre nous existe un systÃ¨me de croyances qui caractÃ©risent toute notre existence, qui forment notre monde intÃ©rieur ainsi que notre reprÃ©sentation du monde externe.




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