Transitions
Guido Pagliarino








Guido Pagliarino

Transitions

Roman en deux parties

Traduction de l'italien vers le franÃ§ais par Kelly Priour

Ãdition franÃ§aise par Tektime Â© Guido Pagliarino 2017



1Ã¨re Ãdition italienne en livre papier, en livre audio et en e-book, Svolte nel tempo, copyright Â© 0111 Editioni 2011-2013

(Cette premiÃ¨re Ã©dition du roman eu le 1Â° Prix Â«Assoluto CreativaÂ» 2012 section narrative Ã©ditÃ©e) 

Depuis 2014 tous les droits littÃ©raires, cinÃ©matographiques, tÃ©lÃ©visÃ©s, radio, internet et connectÃ©s Ã  d'autres moyens de diffusion dans le monde entier, sont retournÃ©s Ã  l'auteur.

2Ã¨me edition italienne, en e-book, Svolte nel tempo, copyright Â© Guido Pagliarino 2014



Lâimage de la couverture Ã  Ã©tÃ© rÃ©alisÃ©s Ã©lectroniquement par l'auteur


Les personnages, les noms personnels, les noms des entitÃ©s publiques et privÃ©es, les Ã©vÃ©nements, les situations collectives ou individuelles, du passÃ© ou du prÃ©sent, sont imaginaires. Les Ã©ventuelles rÃ©fÃ©rences aux personnes vivantes ou qui vivaient, sauf les personnages historiques, sont involontaires. Les faits et les paroles attribuÃ©s Ã  ces mÃªmes personnages historiques sont inventÃ©s.


Indice



Guido Pagliarino, T (#ulink_5e4a5733-e3e3-52b9-882f-17affac82054)ransitions, roman  (#ulink_5e4a5733-e3e3-52b9-882f-17affac82054)en deux partie (#ulink_5e4a5733-e3e3-52b9-882f-17affac82054)s: (#ulink_5e4a5733-e3e3-52b9-882f-17affac82054)

PremiÃ¨re partie : âUnivers parallÃ¨lesâ (#ulink_0512393b-bbd1-51be-b89e-a82087e36f5c)

DeuxiÃ¨me  (#litres_trial_promo)partie : âPÃ©chÃ© originelâ (#litres_trial_promo)

Introduction de l'auteur Ã  la premiÃ¨re Ã©dition (#litres_trial_promo)

Postface de l'auteur Ã  la  (#litres_trial_promo)deuxiÃ¨me (#litres_trial_promo) Ã©dition (Sur le mal dans le roman " Transitions") (#litres_trial_promo)

Postface (#litres_trial_promo) de Cristina Bellon (de son article  (#litres_trial_promo)paru  (#litres_trial_promo)dans le numÃ©ro 59 d (#litres_trial_promo)u magazine (#litres_trial_promo) (#litres_trial_promo)âFuture Shockâ) (#litres_trial_promo)

Postface (#litres_trial_promo) (#litres_trial_promo)de  (#litres_trial_promo)Antonio Scacco ( (#litres_trial_promo)e (#litres_trial_promo)xtrait de son article paru dans le numÃ©ro 60 de la revue âFuture Shockâ) (#litres_trial_promo)







Guido Pagliarino (#ulink_98caba11-f8c8-59e1-bcf9-3fa99f1191b7)



T (#ulink_98caba11-f8c8-59e1-bcf9-3fa99f1191b7)ransition (#ulink_98caba11-f8c8-59e1-bcf9-3fa99f1191b7)s (#ulink_98caba11-f8c8-59e1-bcf9-3fa99f1191b7)

Roman en deux parties (#ulink_98caba11-f8c8-59e1-bcf9-3fa99f1191b7)



PremiÃ¨re Partie : âUnivers parallÃ¨lesâ (#ulink_ea20e911-df00-5c10-a80e-7e1a55a605a4)



Chapitre 1



Dans la salle du Mappemonde au Palais de Venise oÃ¹ se trouve le vaste bureau romain appartenant au chef du gouvernement et le tÃ©lÃ©phone rÃ©servÃ© blanc, directement reliÃ© Ã  seulement quelque excellents numÃ©ros, avait sonnÃ©. Il Ã©tait 15 heures et 28 minutes du 13 juin 1933, XI de l'Ã¨re fasciste.

Benito Mussolini assis au bureau, avait levÃ© le combinÃ© de l'appareil, posÃ© exactement Ã  sa droite Ã  cÃ´tÃ© d'un autre tÃ©lÃ©phone, noir, oÃ¹ la ligne passait par la centrale.

Ã l'autre bout de la ligne il y avait le docteur Arthur Bocchini, une figure puissante de la direction gÃ©nÃ©rale de la SÃ»retÃ© Publique


  et, donc de la puissante et redoutable division de la police politique OVRA : la signification du sigle, pour intimider au mieux le public, n'a jamais Ã©tÃ© Ã©claircie, son appellation est peut-Ãªtre Organe de Vigilance sur les Crimes AntiÃ©tatiques, mais sa fonction de tutelle suprÃªme du rÃ©gime fasciste Ã©tait bien connue par tous.

Â«Duce, je vous


  salue : je suis BocchiniÂ», il avait dÃ©butÃ©.

Â«Dis- moi, Bocchini !Â» les appels tÃ©lÃ©phoniques du chef de l'OVRA Ã©taient presque toujours porteurs de dÃ©rangements, si ce n'Ã©tait pas des ennuis, et Mussolini subissait un certain battement au cÅur Ã  entendre cette voix, et cherchait Ã  cacher son Ã©moi en utilisant un ton particuliÃ¨rement impÃ©rieux.

Sans prÃ©liminaires, son locuteur lui avait dÃ©jÃ  rÃ©fÃ©rÃ© un fait extraordinaire : Â«Duce, ce matin un vÃ©hicule bizarre et inconnu est apparu dans le ciel de la Lombardie. Comme aujourd'hui le ciel est presque totalement couvert, cet appareil, qui est de forme inhabituelle, a disparu plusieurs fois entre les nuages, rÃ©apparaissant de temps en temps...Â»

Â«... et comment serait cette forme inhabituelle?Â»

Â«Le vÃ©hicule ressemble au disque d'un athlÃ¨te lanceurÂ».

Â«Alt ! Ãa ne serait pas un hÃ©licoptÃ¨re de l'ingÃ©nieur D'ascanio?Â»




Â«Duce, on peut l'exclure, son dernier modÃ¨le Ã©tait le fameux DAT 3 qui s'Ã©tait dÃ©collÃ© du sol d'Ã  peine quelque mÃ¨tres ; et puis, l'annÃ©e derniÃ¨re la SociÃ©tÃ© D'ascanio-Troiani s'est dissoute, ayant Ã©puisÃ©e les capitaux ; de plus il ne rÃ©sulte pas que, du moins pour le moment, ils en construisent Ã  l'Ã©trangerÂ».

Â«Qu'est-ce qu'il fait maintenant d'Ascanio?Â»

Â«Il travaille Ã  la Piaggio, sur des projets d'avions conventionnels de bombardementsÂ».

Â«Autre chose sur cet appareil volant inconnu?Â»

Â«Il prÃ©sente un diamÃ¨tre d'une dizaine de mÃ¨tres, il est de couleur claire, entre le blanc et l'argent. Il a Ã©tÃ© repÃ©rÃ© en premier par lâObservatoire de Brera et, pas beaucoup de temps aprÃ¨s, par les passants au-dessus de divers zones de Milan : un des leurs, le capitaine des Alpins Alighiero Merolli, a informÃ© l'Arme des Carabiniers, qui ont par la suite mis en alerte les miens et la Milice


  et l'armÃ©e de l'airÂ».

Â«BienÂ».

Â«Une escadrille Fiat CR 20 


  a dÃ©collÃ© pour patrouiller le ciel de Milan et les alentours, en cherchant de repÃ©rer et photographier cet aÃ©romobile et ensuite pour pouvoir le faire atterrir : une mission pour de rien facile, du fait de la journÃ©e nuageuse. Par chance il a voulu que le disque sortait d'improviste d'un cumulus juste au-dessus des avions ; il avait une trajectoire de vol anormale, il paraissait en difficultÃ©, il avanÃ§ait en se balanÃ§ant un peu, ils m'ont dit, comme une toupie qui arrive Ã  la fin de sa course quand elle commence Ã  se balancer et ensuite qu'elle vacille pour sâarrÃªter d'ici Ã  peu, d'un coup. Le commandant de l'escadrille le capitaine Attilio Forgini a ordonnÃ© Ã  ce vÃ©hicule inconnu, par transmission radio en italien et en francais


 , et en adoptant les figures de vol qui reprÃ©sentent visuellement tel ordre, de le suivre; mais il n'a pas rÃ©ussi Ã  temps ni Ã  escorter l'aÃ©romobile Ã  l'aÃ©roport le plus proche ni Ã  l'abattre, cela aurait pu Ã©tÃ© possible car il Ã©tait en-dehors de Milan: malgrÃ© les problÃ¨mes auquel il paraissait se trouver, le pilote Ã©tranger a accÃ©lÃ©rÃ© d'un coup le disque jusqu'Ã  une vitesse que nous avons pu Ã©valuer Ã  mille kilomÃ¨tres Ã  l'heureÂ».

Â«Mill...!Â»

Â«Oui, Duce, pas moins, cela semble une chose sÃ»re, il m'en a Ã©tÃ© assurÃ© par leur Commandant que ces pilotes sont tous d'expÃ©riences et avec de grandes capacitÃ©s en commenÃ§ant par le chef d'escadrilleÂ»

Â«Nos avions voyagent Ã  combien prÃ©cisÃ©ment?Â»

Â«Oh, Duce, ils sont trÃ¨s rapide, mais au maximum ils atteignent les deux-cents-soixante Ã  l'heure. Je sais que, grÃ¢ce mes sources Ã  la Fiat, Ã  Turin ils sont en train de faire des vols expÃ©rimentaux avec un nouveau modÃ¨le, le CR 32, mais aussi ce biplan, mÃªme si plus rapide, n'arrive mÃªme pas de loin Ã  cet appareil inconnu, il ne dÃ©passe pas en effet les 375 kilomÃ¨tres Ã  l'heure, Ã  part que, pour maintenant, il existe seulement quelques prototypes expÃ©rimentaux et on prÃ©voit la production en sÃ©rie au plus tÃ´t pour l'annÃ©e prochaineÂ».

Mussolini avait serrÃ© les mÃ¢choires : Â«Un prÃ©judice d'image et un danger militaire trÃ¨s grave pour lâItalie ! Nous ne pouvons pas rester en arriÃ¨re dans l'innovation aÃ©ronautique ! Ãcoute, Bocchini, pour le moment je tÃ©lÃ©phone Ã  Balbo, pour qu'il donne immÃ©diatement les ordres aux Commandes des avions du Nord pour faire dÃ©coller d'autres escadrilles : peut-Ãªtre que quelqu'un rÃ©ussira Ã  l'informer de nouveau, et cette fois mÃªme de l'abbatt...Â»

Â«â¦non, Duce, Excusez-moiâ¦Â»

Â«Pourquoi non?!Â»

Â«Excusez-moi, je veux dire que l'aÃ©romobile a dÃ©jÃ  Ã©tÃ© captur...Â»

Â«â¦et tu ne pouvais pas le dire tout de suite ?â

Â«Euhâ¦oui, Duce, en rÃ©alitÃ© j'Ã©tais justement sur le point de vous le direÂ».

Â«Vas-y parle !Â»

Â«Disparu de la vue, cette sorte de plat volant n'a pas rÃ©ussi Ã  se cacher pour longtemps, peu de temps aprÃ¨s il a atterrit en pleine campagne, ou pour mieux dire, il a Ã©tÃ© vu tombÃ© en chute libre sur les derniers mÃ¨tres, comme si le moteur l'avait plantÃ© d'un coup, au-dessus d'un champ de blÃ© entre les localitÃ©s de Sesto Calende, VarÃ¨se et Vergiate: plus prÃ¨s Ã  cette derniÃ¨re.Â»

Â«Qui l'a vu?Â»

Â«Un certain Annibale Moretti, un agriculteur propriÃ©taire de parcelles et dont un de ses champs est voisin Ã  celui de lâimpact : un fasciste de la premiÃ¨re heure qui a fait la Marche sur Rome. Peu aprÃ¨s Ãªtre arrivÃ© en vÃ©lo dans cette partie pour une inspection sur l'Ã©tat de maturation du blÃ©, il a entendu un sifflement, il a levÃ© la tÃªte et il a pu suivre la chute de cet aÃ©romobile et en voir l'impact sur le champ limitrophe; il ne s'est pas approchÃ© redoutant un incendie subsÃ©quent ou d'une explosion, ce que par contre ne s'est pas produit; cependant, il est remontÃ© rapidement sur son vÃ©lo et a averti le poste local des Carabiniers, commandÃ© par le marÃ©chal majeur Amilcare Palumbo. Ces derniers se sont immÃ©diatement activÃ©s, il a retenu au poste seulement les hommes strictement nÃ©cessaires Ã  l'ordre public et a fait bloquer par les autres le trafic civil dans la zone d'impact. Heureusement, depuis la route la plus proche, une nationale, on ne pouvait pas voir quoique ce soit de l'avion, parce qu'elle est distante de quatre-cents mÃ¨tres et il y a des arbres pour cacher, par contre Ã  cÃ´tÃ© de celui-ci, il m'ont dit, il y a un sentier en terre battue, celui par lequel est arrivÃ© et repartit Morettti en vÃ©lo, mais il y passe rarement quelqu'un. L'aÃ©romobile a Ã©tÃ© entourÃ© d'hommes venant des trois forces de sÃ©curitÃ©, alors qu'une centurie


  de la Milice, venue de la caserne non lointaine Giovanni Berta, a commencÃ© Ã  ratisser les champs et le bois de la zone et ensuite, Ã©difices par Ã©difices, et aussi VergiateÂ».

Â«â¦et Moretti? Il ira Ã  parler autour de soi?Â»

Â«Non, Duce : Palumbo l'a retenu avec l'excuse que c'Ã©tait nÃ©cessaire de collaborer Ã  la rÃ©daction d'un verbal. Sur son ordre, il y avait Ã©videmment un officier, avec l'agriculteur devant, qui s'est mis Ã  battre Ã  la machine avec une lenteur Ã©tudiÃ©e, en demandant, Ã©crivant, corrigeant etcetera. Pendant ce temps, le marÃ©chal avertissait les autres forces de la Police et la Milice et ordonnait Ã  son vice, un certain brigadier Aldo Pelassa, de se rendre sur le lieu pour bloquer le trafic et de surveiller lâappareil ; le marÃ©chal demandait d'ultÃ©rieures dispositions aux supÃ©rieurs. Avant de rÃ©pondre, ils m'ont averti, compte tenu de la dÃ©licate situation, et jâai transmis directement au marÃ©chal l'ordre de faire conduire le tÃ©moin Ã  la caserne Berta de la Milice, avec l'excuse de l'approfondissement d'enquÃªtes, pour que vous soyez bien informÃ©. Il m'a tÃ©lÃ©phonÃ©, peu avant, le primo seniore


  Ilario Trevisan, commandant de la cohorte


 , pour m'avertir que Moretti est arrivÃ© et est en train d'attendre dans la petite salle des entretiens auprÃ¨s du corps de garde. Maintenant, Duce, j'attends vos directives, les ordres prÃ©cis, pour les transmettre Ã  TrevisanÂ».

Â«Mmmmhâ¦ Ce Moretti, tu m'as dit, c'est un fasciste de la premiÃ¨re heure et il faut en tenir compte... mais s'il en parle autour de lui, du moins pour le moment... Ãcoute, Bocchini, faites comme Ã§a : laissez le libre, mais seulement aprÃ¨s que vous aurez diffusÃ© les nouvelles qui nous conviennent : transmet la communication Ã  la radio et dans les journaux, avec l'habituelle Stefani, qu'une mÃ©tÃ©orite s'est prÃ©cipitÃ©e du ciel ; et en attendant, endoctrinez MorettiÂ».

Stefani Ã©tait l'agence de presse officielle du rÃ©gime, chargÃ©e de fournir aux mÃ©dias les informations voulues dans les formes les plus commodes, et d'en contrÃ´ler minutieusement la diffusion, et d'ordonner lâarrÃªt de n'importe quelle information indÃ©sirable qui, malencontreusement, aurait commencer Ã  circuler. L'agence Ã©tait dirigÃ©e par le journaliste fasciste Manlio Moranti, nÃ© sur les mÃªmes terres que Mussolini, Ã  Forli.

Â«Aux ordres, DuceÂ», avait rÃ©pondu Bocchini.

Â«Maintenant parle-moi du pilote de l'aÃ©romobileÂ».

Â«Ã l'intÃ©rieur, il y avait trois personnes, aucune n'Ã©taient vivantes : deux cadavres d'hommes et un de femme, tous vÃªtus d'habits lÃ©gers qui seront analysÃ©s Ã  peine que possible par les chimistes : ils avaient des mocassins aux pieds et, sur eux, des chemises Ã  manches courtes et des pantalons, et aussi la femme, Ã©tait habillÃ©e de la mÃªme maniÃ¨re que celles qui vont en vacances Ã  la mer, parfois mÃªme les femmes les plus modernes...Â».

Â«â¦femmes effrontÃ©esÂ».

Â«Oui, Duce. Il ne s'agit pas d'une devise, parce que les couleurs de leurs vÃªtements sont variÃ©es, un des morts Ã©taient habillÃ© tout en noir, les deux autres avaient respectivement une chemise verte et un pantalon de couleur cÃ©leste, la femme, et jaune et gris, l'hommeÂ».

Â«Ils auront voulu aller Ã  la mer tout de suite aprÃ¨sÂ», avait blaguÃ© Mussolini pour se dÃ©faire de l'inquiÃ©tude qui l'avait pris.

Le chef de l'OVRA ne l'avait pas du tout comprit : Â«Duce, il est possible que sur cet appareil les moteurs gÃ©nÃ¨rent beaucoup de chaleur et alors...Â»

Â«â¦mais quelle belle dÃ©couverte, Bocchini !Â»

Â«Ex...cusez-moi Duce, je n'avais pas comp...Â»

Â«â¦Bref, retournons sÃ©rieux : pour moi, ces trois-lÃ  ce sont des espions, et non pas de simple pilotes d'essai. Dommage qu'ils soient morts et que tes hommes ne peuvent pas les interroger comme il le faut, toujours s'il n'en pas qui sont encore en vie, bien entendu : tu ne penses pas que quelqu'un pourrait Ãªtre sortit du vÃ©hicule et sâÃªtre cachÃ©?Â»

Â«Duce, sur le moment il y a eu aussi de notre part le mÃªme doute et mÃªme un trÃ¨s fort doute, compte tenu des postes assis sur ce disque qui sont quatre ; mais maintenant on peut penser qu'il n'y a pas de survivant, parce que toute la zone et aussi la zone de Vergiate ont Ã©tÃ© cherchÃ©es par la Milice : il s'est conclu que un des siÃ¨ges n'a pas Ã©tÃ© occupÃ©Â».

Â«Mmmhhâ¦ oui, c'est probable. Ã part cela, Bocchini, je te dis que la prÃ©sence fÃ©minine dans l'aÃ©romobile m'a paru un peu bizarre, mÃªme si, dans le monde, il y a aussi des pilotes d'avion du genre fÃ©minin, figures d'ailleurs trÃ¨s exceptionnellesÂ» â les superlatifs, surtout s'ils sont excessifs plaisent beaucoup Ã  Mussolini â Â«comme par exemple cette aviatrice amÃ©ricaine que toi tu m'en avais parlÃ© auparavant, celle de l'annÃ©e derniÃ¨re qui avait survolÃ© toute seule l'Atlantique... Comment elle sâappelle?Â»

Â«Amelia Earhart


 Â».

Â«Ah, oui ; etâ¦ Ã§a ne serait pas elle par hasard?Â»

Â«On est en train de le contrÃ´ler, Duce. Cependant, je vous informe entre parenthÃ¨ses que, il y a pas longtemps, nous avons nous aussi une pilote hÃ©roÃ¯que fÃ©minine, la vingt-deuxiÃ¨me provenant de la rÃ©gion des Marches Carina Negrone qui justement, par pure hasard ce matin, a rÃ©ussi le brevet de pilotage Ã  GenÃ¨ve, en dÃ©collant avec un hydravion Caproncino depuis la mer sous-jacente Ã  La LanternaÂ».

Â«Bravo Bocchini ! Belle information pour la propagande ! La femme est de foie fasciste, non?Â»

Â«Une patriote, Duce, et a Ã©tÃ© instruite par un pilote militaire en congÃ©, un hÃ©ros de la Grande Guerre : l'industriel gÃ©nois Giorgio ParodiÂ».

Â«Je connais, je connais. TrÃ¨s bien : en attendant je t'ordonne de faire la publicitÃ© avec Stefani sur l'audacieuse aviatrice italienne : la nouvelle contribuera Ã  distraire les journaux de cet aÃ©romobile inconnu, car ce dernier Ã©vÃ©nement ne favorisera sÃ»rement pas l'image de notre aviation. ParallÃ¨lement, nous bloquons l'information du disque en balanÃ§ant la baliverne du bolide cÃ©leste. Jusqu'Ã  aujourd'hui notre aÃ©ronautique a Ã©tÃ© la premiÃ¨re des premiÃ¨res au monde et le monde entier doit continuer Ã  le penser. Mille kilomÃ¨tres Ã  lâheure ! C'est un truc de roman Ã  la Jules Verne ! Nous devrons aussi arriver, hein?Â»

Â«Oui bien sÃ»r, DuceÂ», avait assurÃ© Bocchini mÃªme si avec la production aÃ©ronautique il avait Ã  que faire tout comme un saucisson avec les fraises Ã  la chantilly.

Â«Si tu ne me l'aurais pas dit je ne le croirais pas ; mille kilomÃ¨tres Ã  lâheure : formidable : mais retournons Ã  la femme morte : sa prÃ©sence dans le vÃ©hicule confirme sur ce que j'ai dit avantÂ».

Â«?Â»

Â«â¦mais oui, que cela s'agit dâespionnage ! La femme en tant que telle, ne pouvait pas Ãªtre une militaire, elle serait plutÃ´t une interprÃ¨te, ou quelque chose du genre, d'un service secretÂ».

Â«Oui Duce. JâenquÃªterais. Pour le moment, si vous permettez, je continue Ã  vous informerÂ».

Â«ProcÃ¨deÂ».

Â«En ambulance, les trois cadavres ont Ã©tÃ© emmenÃ©s dans la chambre mortuaire de lâhÃ´pital militaire de Milan, oÃ¹ ils viennent dâÃªtre gardÃ©s en attendant l'autopsie. Et en mÃªme temps sur le lieu de l'impact est arrivÃ© des camions spÃ©ciaux et des grues mobiles de l'aÃ©ronautique, ils avaient tous des gros pneus cloutÃ©s ou avec des chenilles pour les terrains non goudronnÃ©s, et ils ont rÃ©ussi Ã  charger le vÃ©hicule et Ã  libÃ©rer la zone de lâencombrante prÃ©sence, bien sÃ»r aprÃ¨s avoir interdit le trafic sur tout le parcours, car le disque occupe presque toute la largeur de la grande routeÂ».

Â«DÃ©gÃ¢ts aux cultures locales?Â»

Â«Euh, oui, Duce, entre les chenilles et les pneus cloutÃ©s, et en considÃ©rant que jusqu'Ã  la route goudronnÃ©e il y a seulement un sentier en terre, les champs des deux cÃ´tÃ©s de ce dernier ont eu d'importants dÃ©gÃ¢tsÂ».

Â«Nous rembourserons les propriÃ©taires. J'en informerais le prÃ©fet local... de quelle provinceÂ» ?â

Â«VarÃ¨se, Vergiate et en province de VarÃ¨seÂ».

Â«Oui, VarÃ¨se. Photos du disque?Â»

Â«Oui, Duce, beaucoup de photographies ont Ã©tÃ© prisesÂ».

Â«Fais les moi voir tout de suiteÂ».

Â«Nous sommes en train de les imprimer, Duce. Pour demain matin au maximum, avec le courrier express de la SÃ©curitÃ© Publique, elles seront sur votre bureauÂ».

Â«Bien. Continue.Â»

Â«Le vÃ©hicule a Ã©tÃ© mis non loin du lieu d'atterrissage, dans les structures des anciens garages Ãlectrochimique Docteur Rossi, achetÃ©s il y a longtemps par l'industrie d'avions SIAI Marchetti qui les a transformÃ©s en usine d'aÃ©roplanes. Ã cÃ´tÃ© du site la SIAI, avec le MinistÃ¨re de l'aÃ©ronautique et l'intervention du GÃ©nie aÃ©ronautique, a construit une piste pour les essais de volsâ.

Â«Comment est la sÃ©curitÃ©?Â»

Â«Un manipolo


  d'hommes de la Milice de la caserne Berta monte la garde tant qu'au disque quâÃ  la piste ; je leur les ai accolÃ© deux marÃ©chaux de l'OVRA, qui mâinformeront quotidiennementÂ».

Â«Ils doivent Ãªtre tous parfaitement frais d'esprit, pour ne pas avoir un seul moment d'inattention. Leur tours de garde est de vingt-quatre-heures?Â»

Â«Non, Duce : je change mes hommes toutes les douze heures, surtout parce qu'ils sont toujours sur la gardeÂ».

Â«D'accord. Ãcoute, Bocchini, c'est inutile de souligner que ce fait d'aujourd'hui est une prioritÃ© absolue. Il doit partir immÃ©diatement l'interdiction Ã  la presse de parler de ce qui s'est passÃ©, elle devra seulement parler de l'aÃ©rolite naturel et insister sur cette histoire, mÃªme si les vraies nouvelles ont dÃ©jÃ  Ã©tÃ© rÃ©coltÃ©es par quelques organes d'informations. ProcÃ¨de avec Stefani et fais prÃ©ciser aux journalistes que les auteurs qui parlent, mÃªme si seulement, de voix minimes diffÃ©rentes Ã  la version de l'aÃ©rolite naturel, seront dÃ©noncÃ©s par le Tribunal pour la SÃ©curitÃ© de lâÃtatÂ».

Telle dÃ©nonce aura pour lourde consÃ©quence l'envoi sur la petite Ã®le donnant sur Ventotene, destinÃ©e au sÃ©jour coercitifs, des membres non alignÃ©s Ã  la culture et des journalistes pas assez fidÃ¨les aux ordres transmis par les soi-disant ordres transparents de l'Agence Stefani.

Â«Au revoir, Bocchini. Je te rappelleÂ», avait conclu Mussolini.

Le chef de l'OVRA, rÃ©pondu au salut et attaqua le rÃ©cepteur, il avait levÃ© le combinÃ© d'un autre appareil, qui Ã©tait en directe communication avec le standard de Stefani, et avait passÃ© les dispositions impÃ©ratives qu'il avait reÃ§u du Grand Chef. Il avait ordonnÃ© dâenvoyer de tels ordres Ã  tous les mÃ©dias par un tÃ©lÃ©gramme Ã©clair.

Le siÃ¨ge milanais de l'agence s'Ã©tait activÃ© sans retard, non seulement car il Ã©tait le plus proche du lieu de lâatterrissage, mais aussi car Ã  Milan rÃ©sidait le chef de la Stefani Manlio Morgagni et cette section Ã©tait considÃ©rÃ©e importante, si pas plus que celle de Rome.

ImmÃ©diatement aprÃ¨s il a Ã©tÃ© fourni tÃ©lÃ©phoniquement Ã  l'observatoire de Brera par Bocchini en personne, l'ordre de faire tout de suite passer Ã  la presse le "bulletin scientifique" attestant l'objet qui a Ã©tÃ© vu dans le ciel de Milan comme absolument normal, un aÃ©rolite qui s'Ã©tait ensuite abattu au sol en pleine campagne; il sera suivi d'une lettre de confirmation au directeur de l'observatoire, qui lui sera livrÃ© en main propre par un coursier de la SÃ©curitÃ© Publique: une lettre seulement Ã  lire pour ensuite la consigner tout de suite au messager, qui l'aura reportÃ© Ã  l'OVRA et cette derniÃ¨re l'aura archivÃ© parmi les documents classifiÃ©s secrets.


Chapitre 2



Ils allaient restÃ©s longtemps sur cette planÃ¨te azure de masse Ã  peine mineure Ã  celle de leur monde et qui avait des mers et des continents.

Tout de suite aprÃ¨s l'introduction de la chrono-aÃ©ronef en orbite standard, les chrono-astronautes avaient lancÃ© les satellites d'inspection, pour effectuer la cartographie et le relÃ¨vement dâÃ©ventuelles formes biologiques. Les donnÃ©es analysÃ©es avaient relevÃ© la vie animale dans les ocÃ©ans et dans les plus grands miroirs d'eau lacustres, mais pas sur la terre Ã©mergÃ©e, mÃªme s'ils ont Ã©tÃ© notÃ©s des vestiges d'une civilisation maintenant disparue. La vÃ©gÃ©tation sur la terre ferme, qui Ã©tait en majeur partie dÃ©sertique, Ã©tait composÃ©e de mousses, de buissons et d'arbustes puis dans l'eau et sur la superficie il y avait des algues et nÃ©nuphars : aucune forme vÃ©gÃ©tale plus complexe nâÃ©tait prÃ©sente sur ce monde.

Les explorateurs scientifiques qui Ã©taient descendus du disque de dÃ©barquement, qui se dÃ©plaÃ§ait selon le principe de l'anti-gravitÃ©, exploitant l'Ã©nergie solaire de l'Ã©toile la plus proche et, de rÃ©serve, celle produite avec la fusion nuclÃ©aire dans la chrono-aÃ©ronef et emmagasinÃ©e dans les accumulateurs des navettes. Chacune de celles-ci avait en dotation standard quatre missiles armÃ©s avec des bombes, deux puissants dÃ©sintÃ©grateurs et deux Ã  la fusion thermique, ils ne devaient pas se servir de ces armes ou seulement en cas extrÃªmes, ou bien pour les opÃ©rations scientifiques, par exemple pour ouvrir un terrain afin de procÃ©der aux enquÃªtes gÃ©ologiques. Ou tout au plus, en cas d'hostilitÃ©s avec les natifs ou en prÃ©sence de fauves sur les lieux du dÃ©barquement, d'autre part complÃ¨tement absents sur cette planÃ¨te, chaque disque pouvait lancer des rayons qui Ã©tourdissaient et paralysaient temporairement. Quant Ã  la dÃ©fense personnelle, chaque chercheur portait une petite mais efficace arme individuelle paralysante. Chacun Ã©tait dotÃ© en plus, pour les nÃ©cessitÃ©s les plus diverses, d'un Ã©clectique micro-ordinateur qui a Ã©tÃ© implantÃ© chirurgicalement dans le cerveau et devenait actif avec la pensÃ©e, ou bien il Ã©tait tenu en poche ou Ã  la ceinture et pouvait Ãªtre allumÃ© et utilisÃ© avec la parole. Et enfin chacun avait sur lui une petite boÃ®te avec des moucherons Ã©lectronique d'espionnage, actifs avec la voix et utiles pour l'exploration du territoire en secret presque absolu, apparaissant comme de simples insectes.

Dans l'ocÃ©an et dans les lacs de la planÃ¨te extra-terrestre, les astro-biologistes avaient capturÃ©s de nombreux exemplaires vivants des diffÃ©rentes espÃ¨ces aquatiques, immergÃ©es dans deux grandes bassines de cigare, une avec de l'eau salÃ©e et l'autre de l'eau douce. Les plantes aquatiques Ã©taient insÃ©rÃ©es Ã©cologiquement dans ces bassines.

Les historiens et les archÃ©ologues de l'expÃ©dition s'Ã©taient concentrÃ©s sur les vestiges et sur les autres objets de la civilisation disparue situÃ©s autour et Ã  l'intÃ©rieur de la zone de dÃ©barquement ; ont Ã©tÃ© observÃ©es, photographiÃ©es et reprises des inscriptions sur les monuments et les tombes, sur les parois internes des Ã©difices et sur les manufactures. Toujours sur la terre ferme, ils avaient rÃ©coltÃ©s des structures osseuses des animaux quadrupÃ¨des et bipÃ¨des de diffÃ©rente taille et, de particulier intÃ©rÃªt, des squelettes qui rappelaient pour leur formes et dimensions, e non avec de fortes diffÃ©rences, ceux des scientifiques : en dehors des bipÃ¨des, et donnÃ©e la position des orbites, Ã  vision stÃ©rÃ©oscopique. Il a Ã©tÃ© dÃ©couvert sur les routes des Ã©paves d'automobiles et des ruines d'hangars et sur de amples Ã©tendues, qui Ã©taient sÃ»rement dans un lointain passÃ© des aÃ©roports et Ã©taient maintenant couverts d'un maquis d'arbustes et de mousses, des carcasses d'aÃ©roplanes. Dans ce qui devait Ãªtre les habitations de l'espÃ¨ce dominante, ils ont rÃ©cupÃ©rÃ©s des plats en faÃ¯ence, verres, casseroles en aluminium et autres ustensiles de cuisine, et ainsi de ce qui restait des frigidaires, machines Ã  laver, radio et tÃ©lÃ©visions. Dans certains Ã©difices les chercheurs avaient rÃ©cupÃ©rÃ©s des cadres et des livres, certains avec des pages fines et jaunies et trÃ¨s fragile avec des Ã©critures effacÃ©es si elles n'avaient pas totalement disparues, et d'autres qui avaient des feuilles de meilleure qualitÃ© qui, grÃ¢ce aux encres meilleures, ils avaient suffisamment rÃ©sistÃ©s au temps, mÃªme en souffrant des tÃ¢ches et de la mousse, et prÃ©sentaient des Ã©critures Ã©videntes. Certains de ces rÃ©pertoires graphiques consistaient en calculs mathÃ©matiques. Dans un appartement particuliÃ¨rement digne d'attention, il a Ã©tÃ© dÃ©couvert Ã  terre une peinture Ã  cÃ´tÃ© de ce qu'il restait d'un clou rouillÃ© presque devenu maintenant une poussiÃ¨re, il a dÃ» s'Ãªtre dÃ©tachÃ© de la paroi qui sait depuis quand, en portant derriÃ¨re lui le cadre. La salle devait Ãªtre celle d'une salle Ã  manger. Ils ont aussi rÃ©cupÃ©rÃ©s dans le mÃªme local, un appareil sonore avec Ã  l'intÃ©rieur un disque enregistrÃ©, en bon Ã©tat. Ã cÃ´tÃ©, allongÃ©s par terre, gisaient deux squelettes, l'un adulte, encore enveloppÃ© par du linge maintenant consumÃ© Ã  cause du temps, et l'autre, sans vÃªtements, d'un nouveau-nÃ© ou peut-Ãªtre celui d'un fÅtus. Dans ce qui devait Ãªtre une salle de projection, il y avait des bobines de pellicules, Ã  premier examen ruinÃ©es ; mais sur la navette, en les dÃ©filant avec grande attention, ils ont dÃ©couverts deux bobines encore en bon Ã©tat. Elles ont Ã©tÃ© consignÃ©es Ã  l'expert de restauration vidÃ©o sonore. Les sons des films Ã©taient irrÃ©cupÃ©rables, parce qu'ils n'Ã©taient pas optiques mais ils Ã©taient magnÃ©tiques et donc particuliÃ¨rement dÃ©tÃ©riorables, le son Ã©tait sÃ»rement stÃ©rÃ©ophonique. Dans une des deux bobines de pellicule, la moins abÃ®mÃ©e et qui a Ã©tÃ© restaurÃ©e en premiÃ¨re et passÃ©e Ã  l'ordinateur, les chercheurs avaient pu observer une route avec des piÃ©tons sur les trottoirs et un trafic non intense de vÃ©hicules avec des moteurs Ã  essence, avec des formes similaires Ã  ceux des carcasses retrouvÃ©es de voitures et camions. Et dans la seconde bobine de pellicule retrouvÃ©e et rÃ©cupÃ©rable, aprÃ¨s l'avoir restaurÃ©e et transfÃ©rÃ©es les images sur l'ordinateur, on a pu voir un centre de vacances d'Ã©tÃ© de personnes nues.


Chapitre 3



Le matin du 14 juin 1933, tÃ´t, le â fasciste de la premiÃ¨re heureâ Annibale Moretti, dÃ»ment instruit et fatiguÃ© par la nuit insomniaque Ã  part quelques brÃ¨ves siestes sur une chaise, a Ã©tÃ© libÃ©rÃ© pour quitter la caserne Giovanni Berta et retourner Ã  la maison : avec tous les remerciements pour la collaboration prÃªtÃ©e.

Sa bicyclette Ã©tait restÃ©e Ã  la gare des Carabiniers parce que le jour d'avant il s'Ã©tait transfÃ©rÃ© au poste de la Milice avec une camionnette; Moretti s'Ã©tait rÃ©signÃ© Ã  faire toute la route Ã  pied jusqu'Ã  chez lui, distante d'une dizaine de kilomÃ¨tres de la caserne, que personne, du commandant au adjudant gÃ©nÃ©ral, au centurion employÃ© Ã  la sÃ©curitÃ© du service, Ã  l'officiel de garde, s'Ã©tait proposÃ© pour un passage motorisÃ©. Ils ne lâavaient mÃªme pas donnÃ© Ã  manger, ni au diner de la soirÃ©e prÃ©cÃ©dente, ni au petit dÃ©jeuner de ce matin, ensemble avec la troupe s'il n'y a pas autre, s'Ã©tait dit Annibale, sinon avec groupe des sous officies ou peut Ãªtre officiels. Avec l'estomac vide, il avait fait un arrÃªt au premier cafÃ© qu'il avait rencontrÃ©, qui exhibait l'enseigne 'La Megasciada': qui Ã©tait plutÃ´t un trani


  quâun cafÃ©, mais dotÃ© d'une machine Â« napolitaine Â»


  pour les peu clients abstÃ¨mes et, la nuit, pour les tranatt trop bourrÃ©s, câest Ã  dire pour ces clients trop bourrÃ©s pour retourner Ã  la maison chez leur femme sans avoir avalÃ©, avant, un bon litre de vin. Exactement Ã  8 heures Moretti s'Ã©tait assis pour ordonner un cafÃ© et du pain. Il avait vu que dans le bar il y avait un appareil radiophonique et il avait demandÃ© d'Ã©couter le journal Ã  la radio. Il s'Ã©tait contentÃ© et Annibale avait pu entendre, en Ã©coutant citer anonymement, exactement comme le communiquÃ© qu'il avait espÃ©rÃ© : ââ¦et le bolide cÃ©leste a Ã©tÃ© vu en premier par un agraire, fasciste ante Marcia, qui tout de suite a informÃ©, avec la typique diligence du vrai fasciste ! Les Carabiniers, avec d'autres forces de l'ordre, lâont rÃ©cupÃ©rÃ© et consignÃ© Ã  la science de ce quâil restait de cet objet cÃ©lesteâ : La nouvelle de cette mÃ©tÃ©orite a Ã©tÃ© diffusÃ© toute la soirÃ©e jusqu'Ã  lâEIAR


  et dans les Ã©ditions de fin aprÃ¨s-midi des informations et, de ceux du matin et des premiers journaux radio. Annibale n'a pas Ã©tÃ© stupÃ©fait d'entendre lâhistoire du bolide, en effet dans la caserne Berta il a Ã©tÃ© invitÃ© rÃ©pÃ©titivement, par diffÃ©rents officiels, Ã  Ã©tudier par cÅur une phrase qui parlait du bolide, Ã©crite et imprimÃ© l'aprÃ¨s-midi prÃ©cÃ©dente, sur un feuillet, par le commandant Trevisan, mais prÃ©cÃ©demment imaginÃ©e et communiquÃ©e par tÃ©lÃ©phone Ã  Bocchini. C'Ã©tait une leÃ§on pointilleuse afin de rÃ©pÃ©ter en public et en famille: âil s'agit d'un bolide, c'est Ã  dire d'un objet naturel tombÃ© du ciel, mais il n'Ã©tait pas rond mais d'une forme bizarre de pierre discoÃ¯dale, un peu comme celles qu'on lance sur l'eau pour les faire rebondir, mais en vraiment plus grandeâ. Le matin, enfin, le premier sÃ©nior Trevisan, pour lâoccasion arrivÃ© en avance de la maison, avaient interrogÃ© lâagraire avec scrupule. En donnant comme preuve celle de connaitre la leÃ§on par cÅur. A la prÃ©cise demande du commandement, quâil lui a rÃ©voltÃ© peu avant de le congÃ©dier, quâil aurait assurÃ© que câest comme Ã§a quâil aurait dit et non diversement, en ajoutant dÃ©cidÃ© pour une plus grande crÃ©dibilitÃ©: âOui, bien sÃ»r, on comprend bien que câest un gros caillou plat tombÃ© du ciel, câest si Ã©vident, monsieur le premier sÃ©niorâ. Dans son cÅur pourtant lâhomme, Ã©tant de fine intelligence mÃªme sâil nâavait pas complÃ©tÃ© la ce2, il ne lâa pas cru et il Ã©tait restÃ© convaincuâ seulement mensongesâ que cela Ã©tait bel et bien un aÃ©romobile, Ã  la forme dâun Ã©trange disque et secret, oui messieurs, et non un objet naturel tombÃ© du ciel.

Toujours en cette matinÃ©e du 14 juin 1933, dans le mÃªme moment oÃ¹ Moretti Ã©tait en train de faire son premier petit dÃ©jeuner en Ã©coutant le journal radio et en raisonnant pour soi-mÃªme, Mussolini, Ã©tait de nouveau en train de rÃ©flÃ©chir sur cet aÃ©romobile inconnu : 'Prototype franÃ§ais, anglais ou germanique ?'. âLâAllemagneâ, il sâÃ©tait dit, âcela me semble peu possible, que cet hystÃ©rique Ã  la moustache Ã  la Charlot est au pouvoir depuis peu de mois, et avant, avec tous ces bordels quâils avaient lÃ -dessus les allemands, ils ne pensaient surement pas Ã  projeter de nouveaux vÃ©livoles


 . Mais maintenant 'l sbÃ fi


  Adolf est en train de mettre de lâordre vite faitâ: Mussolini nâavait pas en sympathie son imitateur politique adorant qui, en parlant en public, sâabandonnait Ã  des moments hystÃ©riques et, comme lui avaient rÃ©fÃ©rÃ©s les services secrets, il se perdait en privÃ©, dans certains moments, dans les plus graves mÃ©lancolies, plein de peur pour le jugement du monde et plein de sens dâinfÃ©rioritÃ©, chose absolument inconcevable, par contre, pour un prÃ©somptueux de nature comme le Duce qui Ã©tait certain dâÃªtre admirÃ©, surtout par les chefs et les ministres des autres nations, comme par exemple le chancelier de lâÃ©chiquier britannique Winston â Winnie â Churchill qui lui avait fait une rencontre Ã  Rome en 1929 


  et qui le nommait le cigare â âgrand fumeur de cigares Montecristo numÃ©ro 1â, que lui avaient reportÃ©s les efficaces services de lâOVRA â; mais Ãªtre admirÃ© par 'l sbÃ fi Adolf ne lui plaisait pas vraiment!

Et pourtant câÃ©tait justement lâexemple de Mussolini Ã  avoir donner lâimpulsion Ã  lâaction de Adolf Hitler, 'l sbÃ fi pour le Duce, chef dâun mouvement analogue au fascisme, sortit sur les bases dâun minuscule Parti Allemand des Travailleurs devenu le Parti National socialiste qui avait exprimÃ© tout ce quâest de violemment aberrant qui couvait sur la dÃ©faite allemande, en premier lieu le traditionnel militarisme et le racisme, auquel le FÃ¼hrer aux moustaches Ã  la Charlie Chaplin avait pÃ©chÃ© pour la construction de sa doctrine funeste qui lâavait portÃ© au sommet de lâAllemagne le 31 janvier de cette mÃªme annÃ©e 1933 dans lequel lâItalie aura capturÃ©, en juin, le disque volant..



Le tÃ©lÃ©phone blanc du Duce avait sonnÃ©. MÃªme si on Ã©tait maintenant les 19 heures passÃ©es, Mussolini Ã©tait encore dans son bureau prÃ©sidentiel.

CâÃ©tait Bocchini : âDuce, Bonjour !â

âNouveautÃ©s ?â

âNous connaissons la possible nationalitÃ© des trois cadavresâ.

âBravo ! Comment vous lâavez su ?â

âFacilement, grÃ¢ce aux Ã©critures du service Ã  lâintÃ©rieur du disque, toutes en anglais, et en avec en plus, dans la mÃªme langue, sur les Ã©tiquettes intÃ©rieures de la lingerie intime des trois morts. Malheureusement, sur les T-shirt et les slips il ne rÃ©sulte pas dâadresses dâentreprises de la Grande Bretagne ou dâun autres pays anglophone, mais la premiÃ¨re nation, vu son pouvoir et sa situation politique actuelle, semble la plus poss â¦â

â...certainement ! La Grande Bretagne câest trÃ¨s possible ! Ceux-lÃ  sont les maitres pour mettre le nez chez les autres ; et si câest vrai que le cigare mâest de grande sympathie, câest quand mÃªme un patriote anglais : Bien Bocchini, tu sais ce que tu dois faire avec les services de lâOVRA, alors que pour ces militaires je fais moi-mÃªme envoyer les dispositionsâ.

âToujours Ã  vos ordres, Duce, mais jâai dâautres choses Ã  vous direâ.

âDis-lesâ.

âAvant tout, il sâest rÃ©vÃ©lÃ© prÃ©cisÃ©ment votre idÃ©e quâil ne sâagissait pas dâessayeurs mais dâespions : on lâa compris quand dans un compartiment intÃ©rieur du disque on a trouvÃ© dâautres habits bourgeois, ceux dâune citadine, et pas, disons comme Ã§a, de vacanciÃ¨re comme ceux portÃ©s par les morts, et surtout, on a dÃ©couvert des devises fascistes.

âAh ! Ils voulaient atterrir, se dÃ©guiser et espionner, ces bourreaux ! Sur lâaÃ©romobile il y a des bobines et des pellicules cinÃ©matographique dÃ©jÃ  imprimÃ©s ?

âNon, Duce, on en a pas retrouvÃ©s, et mÃªme pas de pellicules vierges, ni de machines photographiques ou cinÃ©matographique, et voilÃ  lâautre chose: on a dÃ©couvert de divers petits objectifs extÃ©rieurs, au-dessus et en-dessous du disque et le long de sa circonfÃ©rence, qui prÃ©sentent la particularitÃ© de ne pas se mettre dans les camÃ©ras mais dâÃªtre reliÃ©s, Ã  travers des ondes radio, et des appareils intÃ©rieurs qui semblent Ãªtre des transmissions radio mais qui, bizarrement, nâont pas de valvules Â».

âRadio sans valvule?! Quâest-ce quâils ont encore inventÃ© ces anglais ?â

âIl pourrait sâagir de camÃ©ras de reprise et de transmissions radio dâimages, comme celles de la tÃ©lÃ©vision expÃ©rimentale anglaise, ce qui appuierait lâhypothÃ¨se dâespionnage de la part de cette nations; mais, Duce, ce sont des camÃ©ras radio


  petites, et mÃªme trÃ¨s petites, non gigantesques comme celles que nous avons photographiÃ© secrÃ¨tement Ã  la BBC


 â.

âLÃ , Marconi doit Ãªtre ici, hein ?â

âOui Duceâ.

Guglielmo Marconi Ã©tait lâinventeur du tÃ©lÃ©graphe sans fils et lâun des pÃ¨res du systÃ¨me radio. Il faisait partit des plus importantes figures du rÃ©gime, prÃ©sident depuis septembre 1930 de lâAcadÃ©mie de lâItalie, prix Nobel pour la physique et en plus, avec beaucoup dâautres choses, amiral de la RÃ©gie Marine Militaire dans lequel, aprÃ¨s une brÃ¨ve parenthÃ¨se dans le GÃ©nie, avait militÃ© durant la grande guerre .

âToi, Bocchini, tu penses quâils voulaient transmettre des photos et des films jusquâen Angleterre ?â

âLe suspect me semble licite, Duceâ.

â...et malheureusement maintenant Marconi est en mer Ã  faire des expÃ©riences. Quelle rÃ©gion est en train de croiser son bateau ?â

âLâamiral est sur la route du retour, dans lâocÃ©an Indien dans la Mer Rouge, mais nous savons par lui-mÃªme, par radio, quâil mettra lâancre quelques fois encore, pour dâautres expÃ©riences quâil a au programme Â».

âJe ne peux pas en solliciter le retour, les siennes sont toujours des expÃ©rimentations basilaires pour lâItalie ; mais Ã  peine quâil sera en patrie, je lâinterpellerai. Pendant ce temps tiens-moi toujours informÃ© sur tous les dÃ©veloppements relatifs Ã  cet aÃ©romobile Ã©trange, tÃ©lÃ©phone moi aussi Ã  Villa Torlonia


  si tu le retiens utile, en fait, fais le dÃ¨s que tu as des informations sur les aÃ©romobiles Ã©tranges. Ciao, Bocchini etâ¦ bravo !â

Tout de suite aprÃ¨s, Mussolini avait ordonnÃ© aux services secrets militaires de se mettre en particuliÃ¨re alerte en Grande Bretagne, et sans oublier les autres nations industrielles anglophones, et dâenquÃªter en particulier sur les avions Ã  forme de disque, les machines cinÃ© photographique sans pellicule et les appareils radio sans valvules capables dâenvoyer des images.

Ce mÃªme soir, peu avant de laisser le bureau et de rentrer Ã  Villa Torlonia, le Duce avait encore disposÃ©, dâimpulsion comme il le faisait souvent , de rappeler depuis la Chine le gÃ©nÃ©ral Gian Galeazzo Ciano comte de Cortellazzo et Buccari qui, ce Consul pÃ©nitentiaire, rÃ©sidait Ã  Shanghai avec sa femme comtesse Edda nÃ©e Mussolini: elle a sautÃ© Ã  lâimproviste dans lâesprit du Duce lâidÃ©e de le mettre Ã  la direction du bureau presse, lâorgane romain chargÃ© du contrÃ´le et de la guide des mÃ©dias avec lâauxiliaire de Bocchini et de la Stefani, en le portant ainsi âdirectement Ã  la maisonâ, avait dit Ã  la femme RachÃ¨le quand elle Ã©tait rentrÃ©e pour le diner, la direction de la surveillance pour lâinformation


 . LâÃ©pouse avait seulement marmottÃ©, et ce nâÃ©tait pas la premiÃ¨re fois, que cet azidÃ¨int dâÃ nder in cÃ 


 , ambitieux et surtout avec cette petit voix pas trÃ¨s viril, ve', il ne lui plaisait en fait pas beaucoup, ve'!



Dans la seconde matinÃ©e du 14 juin Annibale Moretti, arrivÃ© Ã  la maison, avait eu la malheureuse idÃ©e de rÃ©vÃ©ler Ã  la famille la vÃ©ritÃ© sur le disque; et le mÃªme soir son unique fils, un dix-neuviÃ¨me qui part prochainement comme militaire de lÃ¨ve, avait eu la pessimiste initiative, aprÃ¨s diner, dâen parler Ã  la bande ses amis au 'Il Rebecchino', le bar du village oÃ¹ il se rÃ©unissaient, avec les autres, les ouvriers agricoles de son pÃ¨re, un temps vigoureux communistes et haineux de leur employeur, et ensuite soumis de force au rÃ©gime, sÃ©duits par Mussolini, comme beaucoup dâautres prolÃ©taires ruraux et ouvriers, avec certains avantages concÃ©dÃ©s comme les cercles de divertissement et les sorties de lâInstitut National de lâAprÃ¨s- travail, ou comme les crÃ¨ches et les colonies de mer ou de montagne pour les fils. Les ouvriers de Moretti, Ã  cause de leur longue langue et de leur jalousie pour le patron, lequel malgrÃ© sa sujÃ©tion maintenant consolidÃ©e au fascisme restait dÃ©sireux dâun peu de soulagement, avaient racontÃ© le matin suivant, partout et aux gardes civiques en premier, que leur patron avait dit un gros mensonge comme une maison, car il nâavait pas vu une pierre plate, mais un aÃ©roplane ennemi Ã  la forme de disque qui sâÃ©tait prÃ©cipitÃ© Ã  cÃ´tÃ© dâun de ses champs. Et donc : patatras ! Annibale Moretti a Ã©tÃ© pris chez soi pour y Ãªtre internÃ© dans un asile: et faire ainsi en maniÃ¨re que tout le monde sache que le pauvre Ã©tait un fou et que cela Ã©tait pour son bien et que lâAutoritÃ© sâactivait pour le soigner, que confondre une pierre avec des avions pouvait seulement crÃ©er des complications internationales et, donc, câÃ©tait un pauvre fou mais le laisser libre Ã©tait dangereux, pour lui et pour tout le monde. Quant au fils, mÃªme sâil sâÃ©tait bien gardÃ©, tout comme sa mÃ¨re, de commenter avec qui que soit le sÃ©jour du pÃ¨re Ã  lâasile, il avait reÃ§u quelques jours aprÃ¨s, la carte rÃ©quisitionnÃ©e disant quâil devait partir au bataillon et duquel il Ã©tait sorti un mois aprÃ¨s en miettes dans un cercueil de mÃ©tal scellÃ©, Ã  cause dâun malheureux incident dâentrainement du la maladresse de lâengagÃ© Moretti dans lâusage de lâexplosif: peut-Ãªtre que câÃ©tait la vÃ©ritÃ©, mais le suspect dâune disgrÃ¢ce procurÃ©e par un homme du rÃ©gime infiltrÃ© dans le service avait envahi le cÅur de la mÃ¨re; elle est quand mÃªme restÃ©e silencieuse sans prÃ©senter les dÃ©nonces, et ni le Parquet Militaire avait retenu de devoir enquÃªter. Madame Moretti a Ã©tÃ© laissÃ©e en paix et, elle avait mÃªme reÃ§ue une petite pension : elle nâa pas eu dâennuis, non seulement car elle Ã©tait restÃ© silencieuse, mais aussi car, en ce temps, les femmes Ã©taient encore considÃ©rÃ©e assez peu, et pas du tout si elles appartenaient au peuple ignorant, pour cela, donc, aux affirmations dâune rurale semi-analphabÃ¨te on aura donnÃ© la mÃªme crÃ©dibilitÃ© Ã  ce quâon peut donner au gloussement dâune poule.

Du pauvre mari âfasciste de la premiÃ¨re heure â on en a perdu les traces depuis longtemps, en Ã©tant Ã©tÃ© transfÃ©rÃ© dâun asile Ã  un autre, jusquâÃ  un jour, en janvier 1934, il est arrivÃ© une carte Ã  la maison : pas une lettre, et ainsi les employÃ©s postaux du village pouvaient la lire et, en espÃ©rant, divulguer, et ce qui câest en effet vÃ©rifiÃ©. Avec une telle carte on informait Madame Moretti que le pauvre mari Ã©tait mort en Sardaigne Ã  lâhÃ´pital Ã  cause dâune pneumonie et demandait si on pouvait lâenterrer dans la rÃ©gion locale ou si la famille voulait aller lÃ  pour le transporter au cimetiÃ¨re de leur terre. La femme devait rÃ©pondre entre 5 jours de la date dâexpÃ©dition si elle voulait transfÃ©rer le corps de son mari, dans le cas contraire le silence aura valu comme consentement Ã  lâinhumation sur lâÃ®le. Il Ã©tait dÃ©jÃ  passÃ© cinq jours, et sÃ»rement Moretti a Ã©tÃ© enterrÃ© ; la veuve avait donc renoncÃ© Ã  agir, et aussi en considÃ©rant les coÃ»ts et les difficultÃ©s, pour une femme seule et ignorante, de se rendre en Sardaigne, de procÃ©der Ã  lâexhumation et dâenvoyer le dÃ©funt jusquâau pays lombardien.



Mussolini, ayant dormit bÃ©atement pour toute la nuit, entrÃ© vers 7 heures du matin le 15 juin 1933 dans la salle de bains pour les normaux besoins du rÃ©veil, en urinant il avait pris une de ses dÃ©cisions Ã©claires :

Ã peine arrivÃ© au bureau, il Ã©tait 8 heures et 10 minutes, il avait convoquÃ©, dans une heure le ministre de lâÃ©ducation Nationale Francesco Ercole et celui de la guerre Pietro Gazzera


 : lâargument quâil aura prÃ©sentÃ© interessait aussi les ministÃ¨res de lâÃtranger


  et de lâIntÃ©rieur, mais Mussolini en Ã©tait le chef lui-mÃªme, Ã  intÃ©rim; il avait fait venir le sous-secrÃ©taire de lâIntÃ©rieur Guido Buffarini Guidi qui, de fait, ceux-ci avaient la direction de ce ministÃ¨re.

Exactement quarante-neuf minutes aprÃ¨s, les deux ministres et le sous-secrÃ©taire, traversaient la porte du bureau-salon prÃ©alablement ouverte par un valet, donnant sur le bureau et le siÃ¨ge du Chef du gouvernement qui se trouvaient presque dans le fond dans la partie opposÃ©e de la piÃ¨ce, ils sont entrÃ©s cÃ´te Ã  cÃ´te et il sâÃ©taient dirigÃ©s Ã  pas de course vers le Duce, toujours cÃ´te Ã  cÃ´te, selon les rÃ©centes dispositions de Mussolini en personne; et le valet refermait derriÃ¨re eux la porte : officiellement lâordre de courir avait le but de rÃ©duire le temps dÃ©diÃ© aux audiences, en laissant le temps au Grand Chef pour les autres taches, mais surtout car Mussolini adorait voir ces messieurs en chemise et veste noire obÃ©ir Ã  lui ridiculement: depuis juin 1935 il aura fait sauter stratÃ©giquement toutes les hiÃ©rarchies dans les cercles de feu durant le ainsi dit âsamedi fascisteâ ou, plus prÃ©cisÃ©ment, durant lâaprÃ¨s-midi du mÃªme jour, dÃ©diÃ© Ã  la gymnastique et Ã  lâÃ©ducation para militaire, un devoir qui devrait regardÃ© tous les italiens. DÃ©jÃ  le fait de parcourir en marchant le long de la salle, avec le Duce se pavanant au fond derriÃ¨re son bureau prÃ©sidentiel, bras croisÃ©s, menton cabrÃ©, les yeux tournÃ©s vers les yeux du convoquÃ©, ou en transitant de lâun Ã  lâautre des convoquÃ©s quand il y en avait plus dâun comme dans notre cas, mettait en profonde soumission, mais faire Ã  pas de course le salon domptait et rendait dociles quand on se trouvait en face du Duce. ReÃ§us les ordres ensuite, les convoquÃ©s devaient saluer Ã² la maniÃ¨re romaine leur Chef suprÃªme, faire demi-tour et, toujours cÃ´te Ã  cÃ´te et Ã  pas de courses, hop, hop, sortir de la porte, et dans le mÃªme temps rouverte par le portier que Mussolini avait informÃ© en appuyant sur un bouton sur son bureau dÃ¨s que les convoquÃ©s lui avaient tournÃ© les Ã©paules. Il ne dÃ©sirait pas, au fond, avoir des collaborateurs, hormis le confident Bocchini, mais simplement marionnettes.

Avec peu de paroles il avait donnÃ© les ordres aux deux ministres et au sous-secrÃ©taire de constituer Ã  lâuniversitÃ© La Sapienza de Rome âen temps record!â un groupe secret de scientifiques et de techniciens, , ânommÃ©, conventionnellementâ, il avait ajoutÃ© , âCabinet RS/33, acronyme de Recherches spÃ©ciales annÃ©e 1933 â: Mussolini, ex professeur des primaires, se montrait dâÃªtre un grand expert de la langue italienne et cela ne lui Ã©tait pas en effet nouveau de crÃ©er des sigles ou des expressions; et aussi le trÃ¨s mystÃ©rieux acronyme OVRA Ã©tait le sien.



Le grand chef nâavait pas convoquÃ© avec les autres un quatriÃ¨me ministre, mÃªme si lui aussi important pour le Cabinet, celui de lâAÃ©ronautique gÃ©nÃ©ral Italo Balbo, et il lâavait invitÃ©, seul, pour les 16 heures, il savait en effet que, Ã©tant un homme fasciste de la premiÃ¨re heure et lâun des quatre chefs Ã  la tÃªte de la Marche de Rome, les soi-disant Quadrunviri de la RÃ©volution, et en Ã©tant absolument convaincu de sa propre valeur, Balbo ne sâest jamais prÃ©sentÃ© humblement et Ã  pas de course, toujours prÃªt comme il Ã©tait, oÃ¹, Ã  critiquer en face du Duce, et peut Ãªtre aussi en ajoutant quelques insolences. De plus, il jouissait dâÃ©normes faveurs dans le pays en Ã©tant en compÃ©tition de popularitÃ© avec le mÃªme Mussolini. Il faisait partie de la minoritÃ© dans lâarÃ¨ne politique Ã  lui donner le tu, que le Duce recevait avec embarras : il Ã©prouvait une grande jalousie envers Balbo, mÃªme sâil le cachait bien et nâavait jamais rien fait pour lâendommager, mais se rÃ©servait Ã  le tenir loin Ã  la premiÃ¨re occasion: il aura rÃ©ussi Ã  la fin du mÃªme 1933 en le promouvant au plus haut grade aÃ©ronautique, marÃ©chal de lâair, aprÃ¨s lui avoir adressÃ© dâautres Ã©loges et, peu de temps aprÃ¨s, le 26 novembre, en le faisant nominer par le roi gouverneur de la soi-disant Quarta Sponda, la colonie italienne en Lybie afin de lâexiler.

Ce mÃªme soir du 15 juin, aprÃ¨s avoir reÃ§u Balbo et lui avoir donnÃ© les ordres, le Duce avait chargÃ© la police politique OVRA en la personne de confiance Bocchini de gÃ©rer le travail du Cabinet et de lui reporter chaque information en mÃ©rite.

En temps record, dans chaque chef-lieu de province il Ã©tait constituÃ©, secrÃ¨tement, une âsection spÃ©ciale RS/33â de lââOVRA avec le devoir dâinformer Bocchini Ã  chaque nouvelles et Ã©ventuelles informations de vÃ©livoles inconnus, de quelconque forme, et de sâintÃ©resser immÃ©diatement et directement Ã  plagier les tÃ©moins non militaires. Chaque avertissement devait Ãªtre signalÃ© avec un formulaire crÃ©e par Bocchini, siglÃ© RS/33.FZ.4, dont le modÃ¨le a Ã©tÃ© transmis Ã  toutes les prÃ©fectures italiennes et, de chacune de celles-ci, Ã  tous les employÃ©s des forces de sÃ©curitÃ© et aussi aux casernes locales de la Milice ; un analogue modÃ¨le, destinÃ© aux officiels de lâaÃ©ronautique, a Ã©tÃ© envoyÃ© par le bureau ministÃ©riel de Balbo Ã  tous les commandants avions pour quâils le remettent aux employÃ©s. Mussolini avait aussi dÃ©cidÃ© que nâimporte quel rapport relatif aux avertissements par des sujets civils devait passer par lâOVRA et depuis cela, trois ont Ã©tÃ© envoyÃ© Ã  lui personnellement et Ã  Italo Balbo ministre de lâaÃ©ronautique et Gian Galeazzo Ciano Directeur entrant du bureau Presse, et aussi au siÃ¨ge central romain du Cabinet RS/33.

Balbo aussi, mÃªme sâil nâÃ©tait pas un grand studieux, a Ã©tÃ© cooptÃ© dans le mÃªme Cabinet, pour sa dÃ©termination Ã  promouvoir la RÃ©gie AÃ©ronautique Militaire, et ayant comme proverbe âIl faut sublimer la passion du vol jusquâÃ  rendre lâItalie le pays le plus aviateur du monde Â»Quant aux membres scientifiques, Ã  la tÃªte de de l'RS/33 il a Ã©tÃ© choisi Guglielmo Marconi. Mais, Ã©tant en croisiÃ¨re autour du globe sur son bateau-laboratoire Elettra âle mÃªme nom de sa filleâ, Mussolini avait dÃ©cidÃ© que, pour le moment, le Cabinet sera dirigÃ© par lâastronaute et mathÃ©maticien professeur Gino Cecchini de lâobservatoire de Milan Merate: dans les intentions du Duce, seulement provisoirement, pourtant, compte tenu de lâeffacement du premier Nobel dans beaucoup dâautres recherches, Cecchini sera restÃ© dÃ©finitivement Ã  la tÃªte de lâRS/33. Les autres scientifiques appartenaient aux classes de mÃ©decine, sciences naturelles, physique et mathÃ©matiques de lâAcadÃ©mie royale dâItalie, sauf le prÃ©sident du conseil supÃ©rieur des Travaux publiques et sÃ©nateur Luigi Cozza, qui a Ã©tÃ© embauchÃ© dans le Cabinet comme rÃ©fÃ©rent de lâorganisation et membre de liaison avec le Gouvernement.

Avant tout, il sâagissait de comprendre le fonctionnement de lâaÃ©romobile Ã©tranger, pour en pouvoir en construire non seulement des similaires, mais en espÃ©rant des meilleurs, en entretenant ainsi lâItalie, â de maniÃ¨re formidableâ selon les paroles du Duce, le premier technicien aviateur qui, en ces annÃ©es, Ã©tait reconnu dans le monde entier et, avec cela, la concrÃ¨te suprÃ©matie militaire de lâair et en admiration psychologique de lâItalie par tous les ennemis potentiels. Le programme comportait la concentration des recherches, au plus tÃ´t, dans un centre dotÃ© dâinstallations trÃ¨s modernes, qui a Ã©tÃ© nommÃ©, tout de suite, Institut central AÃ©ronautique et qui sera crÃ©Ã© en dehors de Rome mais non loin du siÃ¨ge universitaire de lâRS/33; il a Ã©tÃ© vite fait individuÃ© un lieu, le champ dâaviation Barbieri Ã  Montecelio, oÃ¹ les installations seront prÃªtes entre 1933 et lâannÃ©e 1935 et il y sera construit autour la nouvelle ville de Guidonia.


Chapitre 4



Comme il apparaissait dans le second morceau restaurÃ© du film, les nudistes extra-terrestres Ã©taient des individus similaires aux Ãªtres humains Ã  part quelques caractÃ¨res considÃ©rables :

Ils avaient un visage similaire au museau des koalas terrestres mais sans poils, et avec quatre doigts pour chaque main comme celles des squelettes humanoÃ¯des retrouvÃ©s et pour cela lâarithmÃ©tique de cette espÃ¨ce intelligente, comme il rÃ©sultait par les feuilles de calculs et comme il sâest pu vÃ©rifier, aprÃ¨s le dÃ©chiffrage des symboles, grÃ¢ce aux calculs de la vingt-huitiÃ¨me *et professeur Raimonda Traversi, gÃ©niale mathÃ©maticienne et statisticienne de lâÃ©quipe, câÃ©tait sur la base du huit


 : les ancÃªtres de ces koalas anthropomorphes devaient avoir commencÃ© Ã  faire les comptes, dans le lointain passÃ©, sur leur huit doigts, alors que les Ãªtres humains avaient appris Ã  calculer sur leur dix doigts en crÃ©ant une arithmÃ©tique dÃ©cimale; lâautre diffÃ©rence importante câÃ©tait le porte-bÃ©bÃ© sur le ventre des femmes: âEspÃ¨ce mammifÃ¨re marsupialeâ, avait dÃ©crÃ©tÃ©, avec complÃ¨te certitude, le docteur Aldo Gorgo, un cinquantaine pas mal et trÃ¨s maigre, mÃ©decin chirurgien militaire de bord et biologiste coordinateur du groupe scientifique astro-biologique.

Toutes les dÃ©couvertes tÃ©moignaient quâau moment de sa disparition, la civilitÃ© de la planÃ¨te 2A Centauri


  sâÃ©tait trouvÃ©e dans la mÃªme situation scientifique-technologique de la Terre dans la premiÃ¨re moitiÃ© du XX siÃ¨cle; toutefois, Ã  une premiÃ¨re donnÃ©e approximative des diffÃ©rents produits et des squelettes, il a rÃ©sultÃ© quâils Ã©taient correspondants Ã  la pÃ©riode terrestre entre 1650 et 1750 pour la civilitÃ© extra-terrestres, au moment de son extinction, qui avait Ã©tÃ© faite plus de deux siÃ¨cles aprÃ¨s celle de notre planÃ¨te: au retour Ã  la maison, les donnÃ©es se serait rÃ©pÃ©tÃ©es avec des instruments plus sophistiquÃ©s de cet ordinateur portable de lâastronef 2, mais le rÃ©sultat ne sera sÃ»rement pas si loin.

Lâenvie des scientifiques Ã©tait grande pour dÃ©couvrir la disparition de cette race intelligente. En premier lieu, lâenregistrement sur le disque phonique rÃ©cupÃ©rÃ© pourra donner une rÃ©ponse, aprÃ¨s le nettoyage sonore et un travail dâinterprÃ©tation, ce nâest pas facile malgrÃ© lâaide des robots traducteurs; et il pourront aussi valoir les deux documents en papier retrouvÃ©s dans la mÃªme salle; mais cette Ã©tude et les autres pourront se dÃ©roulÃ© seulement aprÃ¨s le retour sur la Terre, dans lâUniversitÃ© de La Sapienza de Rome pour le compte de cette mission scientifique faite sur cette lointaine planÃ¨te et maintenant le moment du rapatriement Ã©tait arrivÃ©, en Ã©tant presque passÃ© la pÃ©riode, correspondante Ã  un maximum de trois mois terrestres depuis le moment du dÃ©part, entre lequel il Ã©tait obligÃ© de rentrer par la loi du Parlement des Ãtats ConfÃ©dÃ©rÃ©s DâEurope, la loi du Chrono-cosmique.



Ã la fin du diner le commandant, lâingÃ©nieur Margherita Ferraris, avait communiquÃ© sans prÃ©ambules aux officiels hors service et aux scientifiques, tous assis avec elle autour de la grande table de la salle du dÃ©jeuner et des rÃ©unions: âMessieurs, dans peu de temps on retourne Ã  la maison â: Marguerite Ã©tait une trente-septiÃ¨me cÃ©libataire Ã©lancÃ©e et approchant le mÃ¨tre et quatre-vingt-cinq, chevelure noire et avec un visage plein et gracieux: une personne dÃ©cidÃ©e et un officiel absolument brillant; elle sâest diplÃ´mÃ©e avec le maximum des votes, une douzaine dâannÃ©es auparavant, en IngÃ©nierie Spatiale au Polytechnique de Turin et, Ã©tant Ã©tÃ© admise par un concours, dans les deux derniÃ¨res annÃ©es, mÃªme Ã  lâacadÃ©mie Chrono-astronautique EuropÃ©enne, reliÃ©e aux autres polytechniques du continent, elle avait obtenu le grade de lieutenant du Corpsavec le diplÃ´me, entrÃ©e en service, elle a Ã©tÃ© assignÃ©e avant comme second officiel Ã  un vaisseau chrono-astronautique qui portait le numÃ©ro 9, câest Ã  dire le neuviÃ¨me mis en ordre de construction, et ensuite elle est montÃ©e au grade de capitaine dans le mÃªme vaisseau: elle sâÃ©tait faite une expÃ©rience complÃ¨te, surtout car le vaisseau 9 a Ã©tÃ© engagÃ© avant dans les missions spatiales et, dans les derniÃ¨res annÃ©es, en voyages dans le passÃ© de la Terre; rÃ©cemment Marguerite a Ã©tÃ© promue majeure et avait eu les commandes du nouveau vaisseau 22.

âJe suis anxieux dâÃ©couter le disque sonore, Ã  peine que lâon aura arrangÃ© dans notre laboratoire Ã  Romeâ, avait dit aux convives le professeur Valerio Faro, directeur de La Sapienza de lâinstitut dâhistoire des cultures et des doctrines Ã©conomiques et sociales, le quadragÃ©naire, aux cheveux bruns et grand presque de deux mÃ¨tres et avec un physique robuste.

âOui, moi aussi, je suis anxieuseâ, avait fait Ã©cho la collÃ¨gue Anna Mancuso, chercheuse dâhistoire et collaboratrice de Faro, une sicilienne trentenaire aux linÃ©aments fins et avec des grands yeux verts, blonde parce que lointaine descendante des occupants normands de son Ã®le, belle mÃªme si elle nâest pas de grande stature avec son mÃ¨tre et soixante-quatorze, contre la moyenne fÃ©minine europÃ©enne dâun mÃ¨tre quatre-vingt.

âJâai plutÃ´t une grande curiositÃ© â, Ã©tait intervenu lâanthropologue et professeur Jan Kubrich, un quarante-cinquiÃ¨me, professeur associÃ© Ã  lâuniversitÃ© La Sapienza, blond et rondelet, haut dâun mÃ¨tre et quatre-vingt-cinq, de stature moyenne pour le standard masculin, un homme scientifiquement rigoureux, mais passionnÃ© malheureusement de vodka Lime jusquâÃ  en mettre en danger sa propre santÃ©.

Il avait fait suivre Elio Pratt, quarantiÃ¨me professeur associÃ© dâastrobiologie Ã  La Sapienza, spÃ©cialisÃ© en faune et flore aquatique, et aussi sous-marine avec dâexcellentes immersions en compÃ©titions dâimmersion dans les mers terrestres : âJâai dÃ©jÃ  pu voir beaucoup de rÃ©sultats sur les espÃ¨ces que jâai rassemblÃ© dans les deux bassines, mais certainement une fois Ã  Rome je pourrais approfondir â.

âJe suivrais avec grand intÃ©rÃªt votre travail et je crois que je pourrais vous Ãªtre utile dans les traductions avait dit pour sa part la mathÃ©maticienne et statisticienne Raimonda Traversi.

Le coordinateur du groupe astrobiologique le docteur Aldo Gorgo nâavait lui pas parlÃ© : Ã©tant lui le mÃ©decin militaire de bord et non un professeur ou un chercheur universitaire, simplement il aura continuÃ© son service sur le vaisseau, en laissant le suivit des recherches aux autres studieux.



Moins dâune heure aprÃ¨s, au temps terrestre, le vaisseau 22 avait laissÃ© lâorbite de la planÃ¨te en se dirigeant dans lâespace profond pour accomplir, Ã  la distance de sÃ©curitÃ© rÃ©glementaire, le saut chrono-spatiale vers la Terre comme il Ã©tait dÃ©jÃ  arrivÃ© avant de la rentrÃ©e de lâorbite, 2A Centauri sâÃ©tait prÃ©sentÃ© aux chrono-astronautes dans sa totalitÃ©, couvert de glace dans les zones arctiques et antarctiques, toutes les deux sans terres sous-jacentes, et avec deux continents, toute les deux dans la zone borÃ©ale, grand chacun dâun peu moins de lâAustralie, divisÃ©s par un bras serrÃ© de mer, alors que lâautre face du globe Ã©tait couverte entiÃ¨rement dâun ocÃ©an.



Ã 10 heures et 22 minutes, lâheure de Rome, du 10 aoÃ»t 2133 la chrono-astronef 22 sâÃ©tait mise en orbite autour de notre monde. Sur la Terre il sâÃ©tait passÃ© un peu plus de dix-huit heures depuis que, Ã  16 heures et 20 minutes du 19 aoÃ»t, lâexpÃ©dition scientifique sâÃ©tait embarquÃ©e pour destination la seconde planÃ¨te de lâÃ©toile Alfa Centauri A: câÃ©tait grÃ¢ce au dispositif Chronos du vaisseau que sur la Terre il ne sâÃ©tait mÃªme pas passÃ© un jour, mÃªme si lâexpÃ©dition Ã©tait restÃ©e longtemps sur le monde extra-terrestres. La fatigue qui pesait sur tout le monde Ã©tait celle des mois de travail supportÃ©s.

Les scientifiques et lâÃ©quipage qui avait jouit du premier tour de franchise voulaient se relaxer, pour ceux nâayant pas la famille en vacance tranquille, se retrouvait dans la tranquillitÃ© domestique avec leur proches aprÃ¨s la longue sÃ©paration : Les familiaux, au contraire, ne souffraient jamais le sens du dÃ©tachement, pour eux en effet il passait peu de temps. AprÃ¨s les premiÃ¨res expÃ©riences, les voyageurs et leurs proches sâÃ©taient habituÃ©s aux consÃ©quences de tels anachronismes, dont le vieillissement de ceux qui Ã©taient partit, mÃªme si non Ã©vident et aussi pour ce motif, autre que le stress que comportait, les missions ne pouvaient pas dÃ©passer le temps maximal de trois mois. A diffÃ©rence de ce qui a Ã©tÃ© prÃ©vu par Einstein pour les simples voyages spatiales Ã  vitesse proche de celle de la lumiÃ¨re, pour lequel lâastronaute serait restÃ© jeune et les habitants de la terre seraient vieillis, les expÃ©ditions avec un saut temporel nâinfluencent pas sur lâÃ¢ge des chrono-astronautes, ils subissent seulement lâaction du vieillissement naturel dÃ» au temps des mois parcourus sur les autres planÃ¨tes et, pour les chrono-voyageurs, sur la terre du passÃ©.



Les communications depuis et avec notre planÃ¨te Ã©taient restÃ©s interrompues depuis le saut de la navette 22 vers la planÃ¨te extra-terrestre, faite pour des raisons de sÃ©curitÃ© , selon les rÃ¨glements, de la distance dâun million de kilomÃ¨tres de lâorbite lunaire: les transmissions radio et tÃ©lÃ©visÃ©es Ã©taient toutes inutiles car, en voyageant les ondes Ã  une vitesse Ã  peine tendant Ã  celle de la lente lumiÃ¨re, elle seraient arrivÃ©es Ã  destination aprÃ¨s une longue durÃ©e: sur la planÃ¨te 2A Centauri ils seraient arrivÃ©s d la Terre Ã  environ 4,36 ans plus tard


 , quand les explorateurs seraient dÃ©jÃ  repartis depuis longtemps. CâÃ©tait toujours ainsi les voyages spatiales et, aussi, Ã  cause du dÃ©calage chronologique: les chronos-astronautes restaient isolÃ©s, les seules âliaisonsâ, en voulant les appeler ainsi, Ã©taient ceux dits âcongelÃ©sâ, il sâagissait en fait de toutes les informations relatives Ã  la Terre, des historiques aux plus rÃ©centes, prise par les Ã©laborateurs Ã©lectroniques publiques du monde et renfermÃ©es, jusquâau moment avant de partir, dans les mÃ©moires des ordinateurs de bord et, pour certaines donnÃ©es, et mÃªme celles individuelles des membres de lâÃ©quipage et des chercheurs: mÃªme ces Ã©laborateurs personnels, malgrÃ© leur extrÃªme petite taille, trÃ¨s puissants, avec une capacitÃ© de mÃ©moire et des prestations non imaginable au temps des premiers ordinateurs portables maladroits du XX siÃ¨cle et des mÃªmes ordinateurs des premiÃ¨re annÃ©e du siÃ¨cle 2000.

Non Ã  peine entrÃ©s en orbite, le commandant Ferrari avait ordonnÃ© dâouvrir le contact avec lâastroport de Rome, auquel les chercheurs et le personnel en franchise allaient dÃ©barquer.



Choc !

MÃªme si la rigoureuse discipline de bord avait empÃªchÃ© Ã  lâÃ©quipage dâexprimer les Ã©motions, la situation est apparue dâun coup trÃ¨s alarmant : les communications de la terre ont Ã©tÃ© donnÃ©es en allemand ! Alors que la langue universelle, depuis longtemps maintenant, câÃ©tait lâanglais international, mÃªme si les autres idiomes, dont la langue de Goethe et de Hitler, nâÃ©taient pas mortes et, entre les intimes, on les parlait encore, comme un temps câÃ©tait le cas pour les dialectes.

Comme lâÃ©quipage et les studieux de la 22 aurait mieux comprit dâici Ã  peu , quelque chose dâhistoriquement terrible sâest passÃ© et les attendait en-dessous par terre, quelque chose qui allait bouleverser leur attentes contentes et que dÃ©jÃ  ont annulÃ©, comme si elle nâavait jamais eu lieu, de cette belle vie auquel, pour quatre-vingt annÃ©es, ils avaient jouit lâEurope et beaucoup dâautres pays, et auquel le reste de la Terre Ã©tait maintenant proche grÃ¢ce au pacte entre tous les Ã¨tats du monde, stipulÃ© en 2120, qui avait portÃ©, sur lâexemple des prÃ©cÃ©dents cas historiques de la zone


  Ã  un marchÃ© internationale sans douanes, considÃ©rÃ© par tous un premier essai dâunion politique mondial : sur lâexpÃ©rience historique on ne voulait pas crÃ©er, comme seconde phase, une monnaie unique sans avoir uni avant le monde politiquement et constituÃ©, parallÃ¨lement, un institut dâÃ©mission central global dotÃ© des pleins pouvoirs monÃ©taires, on avait en effet appris la leÃ§on de lâEurope dans les premiÃ¨res annÃ©es 2000 oÃ¹ lâeuro avait prÃ©cÃ©dÃ© lâunion politique donnant de graves dommages Ã  beaucoup dâÃ©tats adhÃ©rents, besogneux Ã  un certain moment de plus de monnaie sans que vienne en secours lâInstitut dâÃ©mission europÃ©en, situation pour lequel la mÃªme union avait risquÃ© de se dÃ©truire, jusquâÃ  quand il nâa pas prÃ©valu la raison de la ConfÃ©dÃ©ration


  politique europÃ©enne avec la propre banque centrale dâÃ©mission. De plus lâhistoire de la terre a particuliÃ¨rement soufferte dÃ©jÃ  avant la crise europÃ©enne, de sa conclusion et du prospÃ¨re et pacifique des quatre-vingt ans qui ont Ã©tÃ© suivit : au 20Ã¨me siÃ¨cle le monde a Ã©tÃ© passÃ© par deux guerres mondiales terribles, avec des dizaines de millions de morts, et au travers des diffÃ©rents conflits locaux, et une fois gagnÃ© le nazi-fascisme, on a transitÃ© dramatiquement par la guerre froide entre lâoccident et lâunion soviÃ©tique : lâHistoire Ã©tait passÃ©e, presque partout dans le monde, par la mort libÃ©ratoire de lâautre dictature politique, le communisme; mais, elle sâest aussi contrÃ©e avec le capitalisme exaspÃ©rÃ© et le concomitant effondrement de la spiritualitÃ©. Finalement, Ã  la moitiÃ© du XXI siÃ¨cle il a eu la remontÃ©e avec la conquÃªte dâune condition pacifique et prospÃ¨re mÃªme pas imaginable dans les siÃ¨cles prÃ©cÃ©dents.

Telle condition bÃ©nigne a disparu et Ã©tait en acte une Autre histoire. RÃ©gnait Ã©galement la paix mondiale, mais non libÃ©rale, basÃ©e, comme ils ignoraient pour le moment les passagers du vaisseau 22, sur une seconde guerre mondiale alternative, gagnÃ© par lâAllemagne nazie: Il sâagissait dâune paix qui, en paraphrasant un antique proverbe latin


  en rÃ©alitÃ© sâÃ©tait seulement un dÃ©sert de lâÃ¢me, qui avait comportÃ© la disparition dâentiÃ¨re ethnies, dÃ©finies races comme celles des chiens: lâhÃ©braÃ¯que avant tout, anÃ©antie, et ensuite lâafricaine noire rÃ©duite complÃ©tement en esclavage et mise au travail dans une maniÃ¨re tellement inhumaine dâen provoquer la presque extinction. Seulement les peuples nommÃ©s ârace jauneâ et ârace arabeâ ont Ã©tÃ© respectÃ©s, car selon une pseudo Ã©tudes anthropologique avait dÃ©clarÃ© quâil sâagissait de personnes dÃ©rivÃ©es dâune division Ã©volutive de la race indo-aryenne, qui avait eu lieu deux cents mille ans avant; en rÃ©alitÃ© les raisons en Ã©taient pratiques: dâune partie cela nâaurait pas Ã©tÃ© possible, Ã  la relative peu nombreuse âraceâ aryenne qui avait conquis le monde, dâexterminer entiÃ¨rement lâÃ©norme population Ã  la peau jaune ; et lâautre raison est que, au XXÃ¨me siÃ¨cle les arabes ont Ã©tÃ©, comme les nazis, les terribles adversaires des hÃ©braÃ¯ques, et ils ont Ã©tÃ© mÃªme des alliÃ©s de lâAllemagne dans la guerre dâespionnage des annÃ©es trente, et cela leur avait fait gagnÃ© la magnanimitÃ© dâHitler, mÃªme si cela aura Ã©tÃ© assez difficile pour les anthropologues du nazisme de justifier la discriminations, Ã©tant donnÃ© que les hÃ©braÃ¯ques et les arabes avaient la mÃªme origine sÃ©mite.

Les employÃ©s aux communications de la navette 22, sans se troubler mÃªme si, comme tous, lâÃ¢me en tumulte, et sans besoin dâen recevoir lâordre par le commandant avaient insÃ©rÃ©s, avant dâexprimer une seule parole, un des traducteurs automatiques de bord, qui Ã©taient activÃ©s dans les deux directions, et avec lâexcuse que les paroles nâÃ©taient pas arrivÃ©es clairement, ils avaient demandÃ©s de rÃ©pÃ©ter. La communication de Rome est arrivÃ©e de nouveau, exprimÃ©e en anglais international grÃ¢ce Ã  lâordinateur traducteur : il sâagissait dâordinaires dispositions du service de la part des employÃ©s au trafic astro-portuaire. Ils ont Ã©tÃ© exÃ©cutÃ©s par la navette Ã  la lettre ; mais si la discipline du personnel de bord, apprise dans les acadÃ©mies pour les officiels ou pour les sous-officiers du Corps Astronautique, avait Ã©vitÃ© les obstacles et peut Ãªtre les problÃ¨mes, les cÅurs de tous Ã©taient en tempÃªte.

Le commandant avait fait reprendre, avec les vidÃ©os camÃ©ras de la navette 22, les images rapprochÃ©es de la Terre le long de lâorbite du vaisseau, en Ã©vitant de lancer des satellites explorateurs sur les autres orbites pour ne pas suspecter quelquâun Ã  terre, que le fait ne serait pas conforme aux conditions de retour.

AprÃ¨s avoir rÃ©flÃ©chit et sâÃªtre consultÃ© avec le premier officiel capitaine Marius Blanchin, un parisien trentenaire haut dâun mÃ¨tre et quatre-vingt-dix, maigre, de peau rouge et des yeux verts hÃ©rÃ©ditÃ©s de la mÃ¨re irlandaise, Marguerite avait dÃ©cidÃ© de descendre personnellement Ã  lâastroport pour une inspection directe, dans le but de comprendre un peu mieux la situation avant dâassumer dâautres initiatives. Comme elle ne connaissait pas lâallemand, mÃªme en ayant un traducteur insÃ©rÃ© dans le propre micro personnel elle avait demandÃ© Ã  Valerio Faro de lâaccompagner, vu quâil comprenait et parlait cette langue couramment lâayant Ã©tudiÃ©e beaucoup, Ã  son temps, pour son mÃ©moire de master en Histoire des doctrines Ã©conomique et sociales centrÃ©e sur les Åuvres de lâallemand Karl Marx, et lâayant utilisÃ© pour des recherches successives historique: Marguerite retenait Ã  raison que, dans le cas oÃ¹ il Ã©tait nÃ©cessaire de sâexprimer en allemand face Ã  face avec quelquâun, cela aura Ã©tÃ© opportun quâun bon connaisseur de la langue parla directement, sans intermÃ©diaire instrumental, et permettant ainsi de rÃ©duire le risque dâÃªtre dÃ©couvert.

En attendant, en utilisant lâun des traducteurs automatique de bord, le commandant avait demandÃ© en allemand Ã  Rome lâautorisation Ã  prendre terre avec le disque-navette. Cela a Ã©tÃ© concÃ©dÃ© sans difficultÃ©s. Marguerite avait renforcÃ© lâidÃ©e, en contestant quâils ne fussent pas piÃ©gÃ©s Ã  terre, que leur mission fut tranquillement Ã  connaissance du Commandant de lâastroport.

Un certain Paul RicÅur, soldat du peloton de la fanterie dâAstro-marine qui sâÃ©tait disloquÃ© sur la navette avec les devoirs de protection, avait pris poste sur le disque avec le commandant, Valerio Faro et le sergent pilote Jolanda Castro Rabal. Chacun des quatre avait avec soi un paralysant individuel.

ArrivÃ©s sur terre ils avaient vus, en gelant, que sur la tour de lâastroport de Rome campait le drapeau de lâAllemagne nazisme au lieu du drapeau habituel bleu ciel avec les Ã©toiles dorÃ©es disposÃ©es en cercle des Ãtats confÃ©dÃ©rÃ©s dâEurope.

Le commandant avait ordonnÃ© Ã  la pilote : âJolanda, reste dans le disque, reste en prÃ©-ascension et soit prÃªte Ã  dÃ©coller â, et elle sâÃ©tait donc embarquÃ© avec les autre. Ils Ã©taient entrÃ©s dans le bÃ¢timent de lâastroport. Ici le trio avait pu croiser divers symboles nazismes; et il sâÃ©taient retrouvÃ©s dans un grand bas-relief commÃ©moratif exaltant 'Adolf Hitler I, Le duc et Empereur de la Terre et ConquÃ©rant de la Lune; et en Ã©coutant les personnes rencontrÃ©es parler entre eux en allemand et en voyant quelque unes se saluer, comme dans le III Reich, avec le bras tendu, les trois avaient vÃ©rifiÃ© sans possibilitÃ© de doute de se trouver dans une sociÃ©tÃ© politiquement trÃ¨s divers de la leur, oÃ¹ il nây avait pas lieu la vivante dÃ©mocratie quâils avaient laissÃ©s Ã  leur dÃ©part, mais câÃ©tait le nazisme Ã  dominer.

Alors que le petit groupe tournait sur ses propres pas, Marguerite avait susurrÃ©, hÃ©sitante, aux deux compagnons : âIl pourrait sâagir dâun problÃ¨me dÃ©clenchÃ© par nous Ã  cause dâun dysfonctionnement de lâappareil Chronosâ.

Ã peine Ã  bord de la navette, elle avait ordonnÃ© Ã  la pilote le retour sur la navette.

Dans les quelques minutes nÃ©cessaires pour rejoindre le vaisseau, la pensÃ©e de tous Ã©tait allÃ©e aux respectives familles ; ils sâÃ©taient demandÃ©s si leur proches les auraient reconnus et si, et mÃªme, dans ce monde ils y Ã©taient : Marguerite avait laissÃ© sur notre Terre le pÃ¨re, la mÃ¨re et la sÅur la plus jeune, elle aussi ingÃ©nieur mais civil et titulaire dâun studio professionnel, Valerio la maman, un frÃ¨re mariÃ© et deux neveux ; la pilote le mari ; le soldat la femme et une fille.

Certainement, ce dÃ©sordre temporel nâa pas eu dâeffet sur lâÃ©quipage et les passagers de la chrono-navette, car personne sâest retrouvÃ© englobÃ©, et peut Ãªtre aussi psychologiquement, dans la nouvelle sociÃ©tÃ© nazie.

Le commandant se promettait de recueillir, Ã  peine Ã  bord, des informations sur cette nouvelle inconnue Alter Terre en se connectant avec un des ordinateurs principales de la navette, Ã  une archive historique : avec prÃ©caution, toutefois.

Au moment de sortir le disque de la remise Valerio Faro lui avait dit : âjây ai dÃ©jÃ  rÃ©flÃ©chit, Marguerite et peut-Ãªtre que tu te trompes : le problÃ¨me peut-Ãªtre est dÃ» non Ã  cause de notre navette du retour, mais dâune navette en exploration dans le passÃ© ; et peut-Ãªtre câest justement grÃ¢ce Ã  la grande distance de la Terre auquel se trouvait notre navette 22 durant le changement historique que nous nâavons pas Ã©tÃ© influencÃ©s.

âMMMhâ¦â elle avait pris en considÃ©ration ses paroles dans un grommellement.

Il avait repris : âMarguerite, malgrÃ© la grande prÃ©caution que la loi impose pour les voyages dans le passÃ© de la Terre, lâabsolue certitude que le futur ne se soit pas modifiÃ© ne peut pas exister. Quâest-ce-que tu en penses ? Il nâest peut-Ãªtre pas possible que le dommage soit venu de la navette 9 ? Tu te rappelles, non ? Que seulement quelques jours avant que nous prenons le vol pour 2A Centauri on sâest retrouvÃ© en Italie en 1933, avec lâÃ©quipe historique du professeur Monti ?â

âTu as peut Ãªtre raison â.

Effectivement , mÃªme si, jusquâÃ  maintenant, jamais aucune mission historique avait interfÃ©rÃ© avec les affaires de la Terre ayant chacune toujours respectÃ© les ordres du gouvernement de non-ingÃ©rence, mais un incident nâest jamais impossible, et câest mÃªme vrai que, comme lâhistoire le rappelle, en effet la premiÃ¨re chrono-expÃ©dition historique avait risquÃ© un problÃ¨me temporel: un de son disque, lors que dans lâannÃ©e 1947 il se trouvait en exploration Ã  basse quota sur le New Mexico, il a Ã©tÃ© vu et signalÃ© par une formation de bombardiers de lâUSAF et il a Ã©tÃ© endommagÃ© peu aprÃ¨s par lâaviation militaire en sâexplosant Ã  cÃ´tÃ©. La navette, mÃªme si abimÃ©e, Ã©tait rÃ©ussie Ã  atterrir dans une localitÃ© dÃ©sertique Ã  Roswell et les quatre occupants sâÃ©taient embarquÃ©s sur un autre disque et se sont sauvÃ©s. Aucun bousculement temporel ne sâÃ©tait passÃ©, seulement grÃ¢ce Ã  un particulier dispositif auquel Ã©taient dotÃ©es toutes les navettes et qui Ã©tait mis en fonction par le pilote avant dâabandonner le moyen : un mÃ©canisme qui avait fusionnÃ© chaque partie utile aux travaux Ã©ventuels de rÃ©tro-ingÃ©nierie, et pour lequel le dÃ©bris rÃ©cupÃ©rÃ© n'avait pas pu servir aux Forces armÃ©es des Ãtats-Unis.

CâÃ©tait connu, dâailleurs que la chrono-aÃ©ronef nâÃ©tait plus trÃ¨s rÃ©cente, comme dÃ©nonÃ§ait son bas numÃ©ro de sÃ©rie, et câest pourquoi ce nâÃ©tait pas invraisemblables les problÃ¨mes et les imprÃ©visibles pannes, malgrÃ© les travaux constants de manutention.

Ainsi come supposait Faro, les officiels ingÃ©nieurs de la navette 22 et ses Ãªtres humains nâÃ©taient pas touchÃ©s par le bousculement dans le temps â comme lâavait appelÃ© Marguerite â car la navette sâÃ©tait retrouvÃ©e au-delÃ  de lâespace-temps autour Ã  2A Centaures; et cela les faisaient supposÃ©s, comme toujours avait pensÃ© Valerio, que le dÃ©sordre temporel nâÃ©tait pas causÃ© par la navette mais par un autre chrono-aÃ©ronef qui, Ã  lâÃ©poque prÃ©cÃ©dente en 2133, aurait accidentellement modifiÃ© le futur Ã  cause dâun accident.

Le commandant avait enfin convenu que, si la calamitÃ© fÃ»t faite par la chrono-aÃ©ronef 22 au retour en orbite, mÃªme cela, avec tous les enregistrements de ses ordinateurs et avec les Ãªtres humains quâil transportait, cela aura Ã©tÃ© vraisemblablement transformÃ© en devenant une partie du monde nazisme.

Il sâagissait de savoir maintenant combien et quelles expÃ©ditions historiques, rentrÃ©es aprÃ¨s que la navette 22 avait laissÃ© notre monde, ont faire un saut dans le passÃ© durant le brÃ¨ve laps de temps passÃ© sur la Terre entre le dÃ©part et le retour de la navette de Marguerite : seulement la navette du professeur Monti et de son Ã©quipe ou aussi les autres ?

Il y avait non seulement Ã  considÃ©rer, come Valerio avait fait relever aprÃ¨s avoir rÃ©flÃ©chit ultÃ©rieurement, une Ã©ventualitÃ© diffÃ©rente de celle dâun seul univers changÃ© par un incident, celle des univers parallÃ¨les: il sâagissait de la conjecture sÃ©rieuse de celle de plusieurs cosmo-physiciens, arrivÃ©e en mÃ©rite dans les dÃ©cennies aux plus variÃ©es thÃ©ories sans toutefois rÃ©ussir Ã  en vÃ©rifier aucune; si telle hypothÃ¨se est vrai, alors il nây aurait pas une transition dans le temps avec une modification du futur de la Terre, mais la chrono-aÃ©ronef 22 aurait sautÃ© Ã  un certain moment, pour une erreur de manÅuvre ou pour une panne de lâappareil Chronos, dans un univers parallÃ¨le assez proche Ã  celui de la Terre, un autre cosmos oÃ¹ substitue un âAlter Terra nazisme contrairement Ã  nÃ´tre monde; et en ce cas, comme en avait peur Marguerite : la cause serait liÃ©e Ã  la navette mÃªme.

On en avait discutÃ©.

Valerio avait dit Ã  un certain point: âSupposons une pluralitÃ© incommensurable dâunivers oÃ¹ chaque naissance correspond Ã  une seule dÃ©cision; par exemple un cosmos dÃ©rive de ma rÃ©solution dâaller en un certain lieu oÃ¹ il mâattend un incident qui me tue, alors que si nous nây allons pas, je reste vivant et cet univers ne naÃ®t pas; et bien, comme historien et philosophe je me demande si la multiplicitÃ© des cosmos reste seulement hypothÃ©tique et quâil soit rÃ©el toujours et seulement un unique univers originel, Ã  travers, les dÃ©cisions vraiment prises et des faits rÃ©ellement passÃ©s, ou mÃªme si les univers parallÃ¨les existent vraiment tous et, en particulier, si chaque personne se trouve Ã  vivre dans beaucoup dâeux, câest Ã  dire Ãªtre un moi pour chaque possible choix de vie ou des autres pour chaque Ã©vÃ¨nement influent, et donc quâil existe sur chaque terre et Alter Terre encore et ainsi. Chacun de ces faits ou dÃ©cisions crÃ©e un nouveau, un rÃ©el univers ou bien non ? Pour ce qui nous regarde, dans ce monde nazisme, il y a aussi nos alter ego ?â

Il Ã©tait intervenu lâanthropologue Jan Kubrick : âVoyons si jâai bien compris, Valerio: par exemple, dans le cas oÃ¹ tombe sur la tÃªte dâun passant un vase de fleurs et le tue, cette personne meurt et si tout et il nây a pas un autre univers auquel elle ne soit pas touchÃ©e et reste vivante et cette seconde possibilitÃ© reste donc trÃ¨s hypothÃ©tique; dans lâautre cas au contraire, il y a deux parallÃ¨les cosmos concrets, oÃ¹ respectivement le vase tombe et ne tombe pas, et la personne meurt rÃ©ellement dans lâun et reste vivante dans lâautre. Câest comme Ã§a?â

âOui. Maintenant je trace deux simple graphiques, Janâ.

Valerio sâÃ©tait approchÃ© Ã  lâordinateur le plus proche et il avait Ã©lectroniquement dessinÃ© deux schÃ©mas, ensuite il avait dit Ã  tous : âLa ligne continu reprÃ©sente les situations rÃ©ellement en Ãªtre et avec celle en pointillÃ©s celles seulement hypothÃ©tiques et non rÃ©alisÃ©es, et en simplifiant au maximum, nous pouvons se demander si cela serait comme Ã§a, comme dans ce schÃ©ma A






Ou bien comme cela, comme dans le schÃ©ma ab






Et allant, Ã  titre dâexemple, dans mon cas personnel, nous pouvons se demander sâil y a seulement Valerio Faro qui est en train de vous parler, le long de la ligne continue du schÃ©ma A, câest Ã  dire un moi-mÃªme existant au-dessus de cette rÃ©elle et unique Alter Terra nazisme, ou bien si il y a un autre sur notre Terre non nazisme, ce qui veut dire, en allant au graphique B, si il y a un Valerio Faro vivant contemporainement le long des deux lignes continues parallÃ¨les : un moi-mÃªme sur la Terre et un autre sur Alter Terra. Dans le cas oÃ¹ jâexiste seulement sur Alter Terra, et donc si le graphique A est vrai, la Terre que nous connaissons nâexiste plus, et elle est seulement et idÃ©alement situÃ©e sur une ligne en pointillÃ© du mÃªme graphique A, une ligne maintenant hypothÃ©tique, devenu inexistanteâ.

Le commandant rÃ©pondu: âles deux Valerio Faro, ou les deux due Marguerite Ferraris, et pour chacun de nous, pourrait pourtant ne pas Ãªtre, en ce moment, sur les deux lignes continues selon le schÃ©ma B, mais sur une ligne continu selon le graphique A, et donc sur cette ligne qui dans le mÃªme graphique reprÃ©sente la Terre nazisme; dans dâautres paroles, toi et moi ici sur la navette et Valerio et Margherita numÃ©ro 2 en-dessous dans le monde: tous les deux sur la mÃªme Alter Terra, et ainsi pourrait lâÃªtre un double sur Alter Terra pour chacun des autres â.

Il avait considÃ©rÃ©: ââ¦et moi je te complique ultÃ©rieurement les choses: il pourrait sâÃªtre vÃ©rifiÃ© un dÃ©doublement de la navette avec tous ses passagers, et pour cela il se pourrait quâune navette 22 soit retournÃ© sur notre Terre parallÃ¨lement Ã  lâarrivÃ©e sur Alter Terra de cette navette 22 sur lequel nous sommes maintenant, ou plutÃ´t de cette alter navette 22; et en tel cas, les Valerio Faro, pour rester Ã  moi seulement, pourrait Ãªtre non deux, un sur la Terre et un sur Alter Terra, mais mÃªme trois, deux ici et un sur notre Terre. Si au contraire il nây a pas dâunivers parallÃ¨les, et donc quâon exclut complÃ¨tement le schÃ©ma B et on accepte seulement le A, il y a la possibilitÃ© que moi et aussi le seul Valerio Faro, Margherita Ferraris la seule Margherita Ferraris etcetera: la possibilitÃ©, non la certitude, quâen restant quand mÃªme vivante lâautre hypothÃ¨se que ces inopportuns de Valerio Faro numÃ©ro 2, de Margherita Ferraris numÃ©ro 2 et dâun alter ego pour chacun de nous, il en a aussi, dans quelque parties lÃ  en-dessousâ.

âIl y en a perdre la tÃªte, Valerioâ.

âOui, Margherita, mais il reste le fait que câest logique de promettre sur le cas qui est Ã  nous le moins dÃ©favorable, celui des routes historiques imaginaires aux cÃ´tÃ©s dâune unique route rÃ©elle comme dans le schÃ©ma A, en restant Ã  lequel a raison de penser sur lâÃªtre et de prÃ©disposer les actions pour changer les choses; dans lâautre cas non, car tout le possible est rÃ©alisÃ©, il procÃ¨de dans le temps rÃ©ellement long d'un numÃ©ro incalculable de routes pour de nombreux carrefours "

âNous nÃ©gligeons lâidÃ©e que, Ã©ventuellement, sur cette Alter Terre il y a un Alter Valerio, une Alter Margherita et ainsi de suiteâ, avait dit le commandant, âet concentrons-nous sur quelque chose de positif : si nous sommes maintenant sur la ligne continue du graphique A, oÃ¹ la Terre est devenue par incident dans le passÃ© l'Alter Terra nazisme, et si donc il nây a pas dâunivers parallÃ¨les, nous pouvons rÃ©organiser les choses !â

Silence.

âOui oui, Messieurs, en allant dans lâunique passÃ© et en opÃ©rant pour faire devenir en pointillÃ©, câest Ã  dire seulement le plus hypothÃ©tique, le trait continu nazisme, et en faisant retourner au continu, câest Ã  dire rÃ©el, ce que, aprÃ¨s la transition dans le temps, est allÃ© en pointillÃ©, câest Ã  dire en ce monde dÃ©mocratique que nous connaissons et que pour le moment nâexiste plus mais quâil faut rÃ©tablir â.

Elle avait intervenu avant la chercheuse Anna Mancuso, en sâadressant au directeur et ami professeur Faro : âMalheureusement, Valerio, jâai bien peur quâil ne sera jamais plus possible de stabiliser avec certitude si câest le schÃ©ma A qui est vrai ou bien le B. Sâil y aurait, pour pur malencontreuse hypothÃ¨se, de rÃ©els univers parallÃ¨les comme dans le schÃ©ma B, et mÃªme en allant dans le passÃ© et en Ã©liminant la cause de la transition dans le temps, il serait possible que cette Alter Terra nazisme ne se montre jamais, mais simplement que nous, Ã  ce point, on saute dans un univers oÃ¹ le nazisme nâa pas gagnÃ© et oÃ¹ nous nous retrouverons, dans lâannÃ©e 2133, notre sociÃ©tÃ© laissÃ©e en partant pour 2A Centaures; nous nâapercevrons pas de lâexistence de lâAlter Terre et le fait dâÃªtre simplement retournÃ©s sur le parallÃ¨le binaire oÃ¹ il y a notre Terreâ.

Valerio: âOui, je suis dâaccord, Anna; aprÃ¨s tout de pure foi, un peu comme pour le choix que tout le monde fait, plus ou moins inconsciemment, nous scientifiques compris, dâÃªtre dans le monde et non dâÃªtre un monde. Ce nâest en effet pas possible de dÃ©montrer que le solipsisme soit vrai ou fauxâ.

âLe solips...quoi?â avait demandÃ© lâichtyologiste Elio Pratt, plus prÃ©parÃ© en discipline scientifique quâen matiÃ¨res humanistes.

Il lui avait rÃ©pondu : âLe solipsisme, parole qui dÃ©rive des termes latin 'solus', câest Ã  dire seul, et 'ipse' câest Ã  dire mÃªme, et qui signifie donc 'seulement soi-mÃªme ' et est en substance lâidÃ©e mÃ©taphysique que tout ce quâexiste soit crÃ©Ã© par la conscience de la personne et que ce nâest pas objectif. Par exemple, si la thÃ¨se du solipsisme est vraie, je mây trouverais, seulement, dans les pensÃ©es de quelquâun qui maintenant est en train de mâÃ©couter, je ne serais pas un Valerio Faro effectif ; et naturellement, pour moi, vous saurez les produits de mon esprit, vous ne serez pas objectifs, seulement moi jâexisterais rÃ©ellement et, pour ainsi dire, vous Ãªtes crÃ©Ã© dans mon intÃ©rioritÃ©. Un fait qui est impossible Ã  dÃ©montrer pour savoir si le solipsisme est vrai ou faux, ou plutÃ´t de dÃ©montrer que la rÃ©alitÃ© du monde est vraie ou fausse, car aussi lâexpÃ©rience et son soi-disant rÃ©sultat pourrait Ãªtre les pures crÃ©ations de moi : câest seulement lâacte de confiance qui fait retenir dâÃªtre une partie dâun monde objectif et, donc, quâon peut le connaitre grÃ¢ce Ã  lâexpÃ©rienceâ.

Il sâest ensuite insÃ©rÃ© le pragmatique Jan Kubrich: âCependant, cher Valerio, solipsisme Ã  part, pour moi lâessentiel est que ce moi qui est en train de parler vient enfin de se retrouver dans la sociÃ©tÃ© quâil a laissÃ©; et ensuite sâil existe de nombreux moi dans dâautres cosmos parallÃ¨les, des ego que de toute faÃ§on je ne connaitrais jamais, pour moi il pourrait mâimporter peu au finale â.

Anna lui a dit : âÃ  moi au contraire cela mâimporte beaucoup de le savoir, mÃªme si je le pense impossible dans cette vie : au pire dans lâau-delÃ  ; et puis, tu le sais, Jan? Il se pose un problÃ¨me thÃ©ologique essentielâ¦ Â»

ââ¦Non, la thÃ©ologie non : par pitiÃ© !â Lâavait interrompu en souriant, avec un faux effarement, lâanthropologue qui, malgrÃ© la situation hautement Ã©motive dans lequel, comme tous, il se trouvait, paraissait encore avoir envie de blaguer, comme de lâautre cÃ´tÃ© Anna qui avait encore le dÃ©sir, malgrÃ© tout, de raisonner de thÃ©ologie ; Ã  cause de la tension peut-Ãªtre, pour son soulagement.

âMummâ¦ â, avait Ã©mis Anna qui nâavait compris lâintention enjouÃ©e de lui, âJe te pensais intÃ©ressant, Janâ.

âExcuse-moiâ, lâavait rassurÃ© Kubrich, âJâai seulement blaguÃ©: cela dÃ©pend seulement de moi, dit le, que jâÃ©coute volontiers â.

En pensant que la divagation pouvait Ãªtre utile Ã  apaiser lâanxiÃ©tÃ© de tous, le commandant avait tolÃ©rÃ© : ââ¦mais oui, Anna, Ã©coutonsâ.

âBen, jâallais dire avant que, en accueillant pour vrai la conjecture, qui pour moi est atroce, des rÃ©els multi-univers, la mÃªme personne a ensemble des mÃ©rites et des dÃ©mÃ©rites morales diffÃ©rents, selon le cosmos auquel chacun a son ego, plus ou moins bon ou mÃ©chant, en consÃ©quence de chacune des dÃ©cisions plus ou moins altruistes ou bien plus ou moins Ã©goÃ¯stes ; ainsi, Ã  lâextrÃªme, le mÃªme sujet, supposons Francesco dâAssisi, qui dans une dimension spatio-temporelle a Ã©tÃ© honnÃªte

JusquâÃ  obtenir la saintetÃ©â horizon transcendant : le salut Ã©ternelâ mais quâil a Ã©tÃ© absolument dÃ©shonnÃªte dans un cosmos postÃ© Ã  lâautre extrÃªme, et donc pour destination la mort Ã©ternel sans rÃ©surrection en Dieu, en autres paroles la damnation infernale


 â.

âOui, Annaâ, avait regagnÃ© la parole Valerio, âmais Ã  part le discours sur le paradis et sur lâenfer qui intÃ©resse seulement nous croyants, lâidÃ©e des pluri-univers est quand mÃªme terrible: dans le cas des multi-univers rÃ©els, le moi est, en paraphrasant Pirandello, mÃªme si ici objectivement et non dans les jugements subjectifs du prochain, un et cent mille, ou des milliards nous pourrons dire, et est, au fond, personne


  car si tout le possible existe, si la personne est milliards et milliards dâindividus dans dâautres univers et non une seule, elle nâest pas un moi, et donc sonne absurde et mÃªme anti humanistique: Lâhomme vous apparait comme Ã©gal Ã  zÃ©ro. Pour moi cela est inacceptable : je crois fermement, comme Einstein, que Dieu ne joue pas aux dÃ©s et je crois fermement dans lâunique univers.â.

âMoi aussi, certainementâ, sâest unie Anna.

Le commandant : âDonc, maintenant il sâagit dâagir dans le passÃ© pour changer cela, espÃ©rÃ©, un unique cosmo et le reportÃ© Ã  la condition antÃ©rieure Ã  la transition du tempsâ.



Les mÃ©moires des calculateurs de bord de la navette sâÃ©taient interrogÃ©s.

Les Ã©laborateurs ont rÃ©pondus quâau moment du saut chrono-spatiale vers le systÃ¨me Alfa Centaure jusquâÃ  ici, comme nous le savons, ils ont enregistrÃ©s des donnÃ©es de chaque sorte en les prenant Ã  partir des calculateurs publiques de la Terre, dans lequel, comme nous savons, lâunique chrono-astronef qui rÃ©sultait de nâÃªtre pas encore retournÃ© du passÃ© Ã©tait le numÃ©ro 9 quâavait portÃ© lâItalie dans lâannÃ©e 1933 une expÃ©dition directe du philosophe et historien professeur Arturo Monti de lâUniversitÃ© La Sapienza de Rome. En Ã©tant interrompue les communications de la 22 avec la Terre aprÃ¨s le saut temporel, on ne pouvait plus avoir dâinformations.

On sâest ensuite intÃ©ressÃ© Ã  connaitre lâhistoire de lâAlter Terra Ã  partir de 1933 jusquâau prÃ©sent, que la transition temporelle a Ã©tÃ© imaginÃ© Ãªtre arrivÃ©e dans cette lointaine annÃ©e du XX Ã¨re siÃ¨cle en Ã©tant donnÃ© que la navette 9 sâÃ©tait dirigÃ©e dans le mois de juin 1933. Il sâÃ©tait rÃ©servÃ©s ensuite de sâinformer, tout de suite aprÃ¨s, aussi sur les Ã©vÃ©nements historiques dâaprÃ¨s, et aussi sur les Ã©vÃ©nements historiques de lâAlter Terra antÃ©rieurs Ã  cette pÃ©riode ; si en effet lâhistoire prÃ©cÃ©dente Ã©tÃ© identique Ã  celle de la Terre que Valerio et les autres connaissaient bien, serait apparu plausible sâil existait un seul monde et que, simplement, lâhistoire fut changÃ©e par la transition du temps ensuite, en devenant lâAlter Soria. En rÃ©alitÃ© on ne pouvait pas avoir la certitude, en effet la possibilitÃ© de deux univers trÃ¨s proche nâÃ©tait pas exclu auquel lâhistoire, jusquâÃ  un certain point, fut identique pour ensuite se diffÃ©rencier en histoire et ne voulait pas que cela soit vrai et tel dÃ©sir donnait la prioritÃ© sur une autre hypothÃ¨se : mÃªme dans le profond de Jan Kubrich.

Valerio Faro sur notre Terre Ã©tait accrÃ©ditÃ© Ã  lâArchive historique central et en avait lâaccÃ¨s direct ; il espÃ©rait donc que ce fut ainsi aussi sur lâAlter Terra, et il avait mÃªme promit avec soit mÃªme, mÃªme sâil nâavait pas pu Ã©viter de se demander, pendant tentait Ã  en avoir lâaccÃ¨s: ...et si en ce monde nazisme je ne fus mÃªme pas nÃ© ? Ou si ici je ne fus pas un historien mais â¦ un marin, ou un avocat, ouâ¦ qui sait qui ? En plus il sentait, et Ã©tant un homme libre et dÃ©mocratique convaincu en avait le dÃ©gout, que dans le cas espÃ©rÃ© dâÃªtre admis aux donnÃ©es rÃ©servÃ©s de lâarchive Ã©lectronique, il aura Ã©tÃ©, sur lâAlter Terra, un serviteur du nazisme, autrement il nâaurait pas pu avoir accÃ¨s ; il sâÃ©tait toutefois demandÃ© : Moi ou mon alter ego ? Sur cette pensÃ©e, il avait exprimÃ© avec un battement de cÅur son mot de passÃ© : il a eu lâaccÃ¨s sans problÃ¨mes. Il avait dÃ©glutit instinctivement pour le soulage quelconque des deux cas qui fut vrai, encore : âNazisme moi ou un Alter Valerio ?â.

Il avait parlÃ© sans intermÃ©diaires, comme lâÃ©tait son droit, avec le grand cerveau central. Comme il sâattendait, les programmes de lâarchive Ã©taient aussi en langue allemande et non en anglais universel qui, quand ils Ã©taient partis, il Ã©tait parlÃ© et Ã©crit partout des enseignes commerciales jusquâaux Ã©tiquettes de fabrique cousues Ã  lâintÃ©rieur de la lingerie intime ; maintenant, seulement la chrono-astronef 22 et ses disques volants avaient les Ã©critures de service en anglais, pertinences du monde de dÃ©part comme lâÃ©tait Valerio et les autres embarquÃ©s sur le vaisseau.

La premiÃ¨re demande du professeur avait regard la gÃ©ographie politique de lâAlter Terra. La rÃ©ponse a Ã©tÃ© celle que tout le globe Ã©tait nazisme, non seulement lâEurope, et Ã©tait organisÃ© dans lâEmpire Mondial de la Grande Allemagne qui comprenait les protectorat guidÃ©s par un gouverneur allemand, tout comme les Ãtats-Unis dâAmÃ©rique, la Russie, la Suisse et la majoritÃ© des Ã©tats afro-asiatiques en commenÃ§ant par ceux ex-islamiques, comme celui de lâItalie dirigÃ© par un roi de nom de Paolo Adolf II: les monarchies locales devaient ajouter Adolf au propre nom. Quant Ã  lâEmpire mondiale, le statut nazisme prÃ©voyait que pour monter au seuil impÃ©rial, Ã  la mort ou au retournement violent du prÃ©cÃ©dent empereurâ cela sâest passÃ© une seule fois en 2069â, le successeur devait Ãªtre Ã©lu par les SS, un peu comme il a Ã©tÃ© pour les CÃ©sars dans une certaine pÃ©riode de la Rome impÃ©riale; en plus on stabilisait que le nouveau Ã©lu devait absolument laisser ses propres noms et prÃ©noms et devenant ainsi Adolf Hitler. Un Adolf Hitler V Ã©tait maintenant sur le trone, rien de moins que le Kaiser de lâ Univers; l'Empire par contre, de fait, comprenait seulement peu de mondes autre Ã  la Terre, la Lune, ou il y avait une base scientifique, les planÃ¨tes du systÃ¨me solaire, dont seulement Mars, depuis quâils ont changÃ©s artificiellement le climat, Ã©tait habitÃ©e par peu de colonies, et enfin quelques mondes des autres Ã©toiles sur lesquels, pour le moment, se trouvait seulement des missions dâÃ©tudes, et dont rÃ©sultait lâexpÃ©dition de la navette 22 vu que le chrono-aÃ©ronef Ã©tait Ã  peine rentrÃ© en orbite terrestre. Les allemands Ã©taient arrivÃ©s Ã  un grand pouvoir grace, initialement, Ã  un cambriolage technologique des parties du disque prÃ©cipitÃ© et rÃ©cupÃ©rÃ© par les italiens Ã  la SIAI Marchetti de Vergiate: naturellement lâArchive en parlait, d'une brillante opÃ©ration militaire faite par les glorieux idÃ©alistes germaniques. Il rÃ©sultait en plus que Ã  rÃ©vÃ©ler aux allemands lâexistence et la localisation du disque a Ã©tÃ© une certaine Claretta que Mussolini, non protecteur comme toujours de la morale familiale, tenait comme son amante fixe, femme de trente annÃ©es plus jeune de lui. Depuis fÃ©vrier 1933 elle avait acceptÃ© un engagement dans les services secrets nazismes, pour deux mille lires par mois qui, en ces temps, Ã©taient une somme importante. La taupe ne sâÃ©tait pas rendu compte des problÃ¨mes qui auraient pu venir Ã  lâItalie de ses rapports aux allemands des informations recueillies entre les draps du Grand Chef. Lâarchive disait que les italiens ingÃ©nieux avaient cru, pour beaucoup dâannÃ©es, que ce fut les anglais, retenus les constructeurs du disque, Ã  avoir fait le cambriolage et que, d'ailleurs, et de lâefficiente secrÃ¨te Allemagne, non seulement quant Ã  lâopÃ©ration Patriote, comme Ã©tait dÃ©finie conventionnellement, mais aussi sur les successives activitÃ©s dâÃ©tudes, auquel la direction a Ã©tÃ© confiÃ©e personellement par Hitler aux ingÃ©nieurs Hermann Oberth et Andreas Epp: les travaux avaient demandÃ©s de nombreuses annÃ©es, les bombes disgrÃ©gatrices et les disques volants allemands ont Ã©tÃ© mis Ã  point seulement au dÃ©but de 1939, aprÃ¨s diffÃ©rentes tentatives, grÃ¢ce parodaxolement Ã  Mussolini avec lâapprochement maintenant trÃ¨s proche entre lâItalie et lâAllemagne, meme avant lâaccord entre les deux pays avec le Pacte dâacier militaire signÃ© le 22 mai 1939: le chef italien, maintenant touchÃ© psychologiquement par la force Ã©conomique et bellique dÃ©montrÃ©e par le TroisiÃ¨me Reich, avait fourni Ã  Hitler un dossier sur le disque capturÃ© par lâItalie et sur les signalations des autres objets volants non conventionnels et, Ã  la prÃ©cise demande, il avait meme accordÃ© Ã  des physiciens et ingÃ©nieurs allemands de participer au projet du Cabinet RS/33 sur ce quâil restait du disque, qui a Ã©tÃ© depuis transportÃ© dans la nouvelle base de Guidonia. Et câÃ©tait justement le partage dâinformations qui a Ã©tÃ© concÃ©dÃ© par un faible et concertÃ© Mussolini Ã  dÃ©terminer le plein succÃ¨s de lâopÃ©ration de rÃ©tro-Ingegneri des allemands: lâAllemagne avait rÃ©alisÃ© trente et un disques fonctionnants, dotÃ©s chacun de quatre missiles avec es bombes disgrÃ©gatrices; ils ont Ã©tÃ© construits et assemblÃ©s dans une base Ã  une dizaine de kilomÃ¨tres de Bremerhaven, situÃ©e e de la Mer du Nord dans le Land de Bregma; les bombes ont Ã©tÃ© fabriquÃ©es et essayÃ©es dans la localitÃ© de PeenemÃ¼nde, sur lâile de Usedom devant le littoral baltique du Reich, Ã©vaquÃ©e prÃ©cÃ©demment par la population rÃ©sidente civile peu nombreuse, ainsi comme, pour beaucoup de kilomÃ¨tres en extension et en profonditÃ©, le littoral a Ã©tÃ© vidÃ©. Au moment de la mise au point des disques, des missiles et des bombes, il a Ã©tÃ© nÃ©cessaire encore un peu de mois pour les nazistes pour lâentrainement des aviateurs au pilotage des disques en atmosphÃ¨re et en vol suborbitale, sous la guide de lâaxe de lâaÃ©ronautique nazisme Rudolph Schriever, ainsi quâÃ  lâutilisation des missiles, lancÃ©s durant les entrainements sans les bombes, remplacÃ©es par un explosif conventionnel. Au dÃ©but de juillet 1939 lâAllemagne Ã©tait entrÃ©e en guerre sans prÃ©avis et, Ã  diffÃ©rence de ce que narrait lâHistoire traditionnelle, dans l'Alter Histoire elle avait gagnÃ© et presque immÃ©diatement: plutÃ´t par les lÃ©gender Scheibel â les disques volants â en vol subi orbitale, en mouvement par lâanti-gravitÃ©, ils ont Ã©tÃ© lanÃ§Ã©s au-dessus de diffÃ©rentes villes de la Grande Bretagne, de la France, de lâUnion soviÃ©tique et des Ãtats-Unis de lâAmÃ©rique des missiles armÃ©s avec des bombes disgrÃ©gatrices, identiques Ã  celles que disposaient les navettes de dÃ©barquement des chrono-aÃ©ronefs. Comme avait imaginÃ© Valerio Faro et ceux qui, derriÃ¨re Ã  ses Ã©paules, assisteraient Ã  la recherche, le fait que les disques avaient parcouru seulement des sub orbites Ã©tait du Ã  leurs imperfections, pour le moment, par rapport au prototype venu du futur.

L'Alter Histoire Ã©tait poursuivi dans une maniÃ¨re glaciale, dans la perte de chaque valeur spirituelle et dans le triomphe de lâabsolu athÃ©isme. La personnalitÃ© rÃ©duite Ã  un rien. Bien sÃ»r, lâArchive Historique Centrale exaltait ces choses comme une conquÃªte trÃ¨s prÃ©cieuse de lâhumanitÃ©, confuse avec le pseudo race arienne alors que des surhumains considÃ©raient tous les Ãªtres humains. AprÃ¨s la guerre Ã©clair de 1939, dâultÃ©rieurs progrÃ¨s ont Ã©tÃ© faits sur les disques volants, jusquâÃ  rejoindre le vol orbitale et donc Ã  la lumiÃ¨re spatiale: lâAllemagne dÃ©jÃ  en 1943 avait fait venir sur la Lune quatre hommes de la Luftwaffe, retournÃ©s sur lâAlter Terra sains et saufs, et en 1998 6 aviateurs nazismes, dont cinq allemands et un autrichien, avec un disque beaucoup plus grand des prÃ©cÃ©dents, projetÃ© et rÃ©alisÃ© exprÃ¨s, ils ont embarquÃ©s pour la premiÃ¨re fois sur Mars et sont retournÃ©s. La vraie colonisation de la planÃ¨te rouge a Ã©tÃ© faite, comme aussi dans le mon de de Valerio et de Margherita, seul avec la crÃ©ation des chrono-astronefs, projetÃ©es sur Alter Terra en 2098, cette fois un produit entiÃ¨rement de lâingÃ©nierie nazisme, ainsi comme sur la Terre lâa dÃ©jÃ  Ã©tÃ© lâingÃ©nierie des Ãtats ConfÃ©dÃ©rÃ©s dâEurope peu dâannÃ©es avant: le voyage expÃ©rimental dans lâespace-temps des astronautes nazismes a Ã©tÃ© faite en 2105, dirigÃ© au proche systÃ¨me double Alfa Centaure A et B, sans descentes sur les planÃ¨tes: comme avait Ã©tÃ© pour la Terre, qui avait conquis lâespace profond en 2107, avec un voyage de circumnavigazione de lâÃ©toile Proxima Centauri, Ã  4,22 annÃ©es lumiÃ¨res de distance de notre Soleil, et avec un retour immÃ©diat. Il ne rÃ©sultait pas par contre dans lâArchive que les nazis de lâAlter Terra avait fait des voyages dans le temps : peut-Ãªtre en ayant peur de changer lâHistoire Ã  leur dommage ? Donc, il nâa mÃªme pas eu une expÃ©dition en 1933, comme avait raisonnÃ© Margherita, le disque capturÃ© par les italiens et volÃ© par les allemands venait du futur de la Terre et non de lâAlter Terre. Valerio avait interrogÃ© lâArchive aussi sur le temps prÃ©cÃ©dent les annÃ©es 30 du XX siÃ¨cle : Ã  partir du dÃ©butde la civilisation jusquâÃ  juin 1933 l'Alter Histoire restait identique Ã  lâHistoire.

Ã peine avait terminÃ© la phrase quand les ordinateurs de bord avaient mis en alarme rouge le cigare : ils avaient relevÃ© un disque, sÃ»rement ami, de ceux-lÃ  en dotation au navire 22, se rapprocher de la meilleure vitesse et, derriÃ¨re de lui, en montÃ©e Ã  une dizaine de kilomÃ¨tres Ã  l'en bas, autres deux disques n'identifiÃ©s pas. Tout de suite les ordinateurs avaient averti aprÃ¨s un jet de fusÃ©es des second contre le premier, pendant que le pilote je gagne l'amitiÃ© il demandait au cigare avec excitation 22 d absolue. Il avait Ã©tÃ© fait. La manÅuvre suivante de la navette avait Ã©tÃ© tÃ©mÃ©raire, avec le risque de s'Ã©craser contre le chrono-astronef et de l'endommager ou moins bien ; le disque Ã©tait pour entrer, le portillon derriÃ¨re la navette Ã©tait Ã  peine fermÃ©, le commandant il avait ordonnÃ© aux ordinateurs un bond immÃ©diat vers le passÃ© et le vaisseau 22 Ã¨re disparue juste Ã  temps pour ne pas Ãªtre frappÃ© par les fusÃ©es. En base Ã  la normative de sÃ»retÃ©, le Cronos alto aurait dÃ» arriver loin de la planÃ¨te cos, par contre, lâÃ©nergie dÃ©gagÃ©e avait anÃ©anti maintenant missiles trÃ¨s voisins des disques poursuivants.


Chapitre 5



A minuit et demie du 18 Juin 1933, mÃªme cinq jours aprÃ¨s son admission, dans une usine de Singularity hangar Institut Marchetti Vergiate, capturÃ© le dossier, de nombreux chiffres sont Ã  peine visibles aux yeux d'un chat, couvert de costumes noirs, Ã©taient il est tombÃ© en silence sur le sol autour des installations, suspendus Ã  des parachutes aussi noirs. Pour les moteurs d'avions, de la BaviÃ¨re, les avait mis sur le site ne sont pas facilement audible Ã  partir du sol, les parachutistes qu'ils avaient lancÃ©s Ã  partir dâune hauteur de quatre mÃ¨tres, parapluies ouverture aprÃ¨s une chute libre de trois mille sept cents. MalgrÃ© l'obscuritÃ©, personne n'a Ã©tÃ© blessÃ©.

Ben connaissait les tours de service de la garde italienne parce qu'un espion leur avait testÃ© dans les jours avant et rapportÃ© Ã  leurs supÃ©rieurs Ã  Berlin. Ils savaient que, Ã  0 heures du 18 Juin ont effectuÃ© le changement de la garde et la poignÃ©e de la milice enlevÃ©e avait quittÃ© l'endroit pour retourner Ã  la caserne.

AprÃ¨s avoir rejoint la sociÃ©tÃ©, composÃ©e dâune soixantaine dâhommes commandÃ©s par le capitaine Otto Skorzeny et quelques ingÃ©nieurs Genius sapeurs, se tut pÃ©nÃ©trÃ©e, Ã  l'Ã©tape militaire du fantÃ´me dans la salle usine de concierge, fermant immÃ©diatement la bouche et la gorge de coupe deux pauvres gardien, mari et femme. Ainsi, cinquante des raiders soixante, tous armÃ©s de fusils automatiques de fabrication amÃ©ricaine Thompson achetÃ©s par des intermÃ©diaires, par des Ã©missaires du IIIe Reich, avait attaquÃ© la piÃ¨ce Ã  main de la milice et les deux marÃ©chaux Ovra Ã  ce moment le disque de garde et, grÃ¢ce Ã  la surprise et de lâarmement moderne, avait tuÃ© tout le monde. Seulement huit des attaquants allemands ont Ã©tÃ© tuÃ©s et quatre autres ont Ã©tÃ© blessÃ©s sous les coups de vieux mousquets '91 modÃ¨le inclus les Italiens. En mÃªme temps, les dix paras qui avaient Ã©tÃ© laissÃ©s derriÃ¨re avaient allumÃ© des feux le long de la piste d'atterrissage qui longeait l'usine, de sorte que le mÃªme avion dont ils avaient lancÃ© les raiders pourrait atterrir. Les autres, aprÃ¨s avoir pris des photos et filmer en, interne et externe, le disque est encore intact, ils avaient ramassÃ© les piÃ¨ces dÃ©tachÃ©es, les premiers missiles avec leurs bombes et radios cinÃ©matographique. Tout le dÃ©partement avait alors chargÃ© le butin sur des avions, de sorte que la mÃªme chose avait Ã©tÃ© fait avec les morts et les blessÃ©s de la sociÃ©tÃ©. Enfin, les raiders dâHitler avaient dÃ©collÃ© sans Ãªtre dÃ©rangÃ©.

Sur le personnel civil qui Ã©tait arrivÃ© Ã  l'usine Ã  6 heures pour commencer son quart de travail, il avait prÃ©sentÃ© le spectacle de boucher de deux gardes tuÃ©s et, plus tard, le carnage des miliciens.

Ã Rome, il ne soupÃ§onnait pas la vÃ©ritÃ©, en partie Ã  cause du mÃ©pris que Mussolini hÃ©bergeait Ã  l'Ã©poque pour lâAllemagne ; Mussolini avait sans doute pensÃ© Ã  un coup dâÃtat pour ceux qui croyaient tous les propriÃ©taires lÃ©gitimes du disque : Anglais.




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